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Avis Du Jour : Bobby [page 1]

Par SeBoO - publié le 26 octobre 2007 à 16h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h24 - 0 commentaire(s)
L'Avis du Jour met en avant l'opinion rédigée et argumentée de l'un des membres du forum de dvdrama. SeBoO livre aujourd'hui son sentiment sur Bobby d'Emilio Estevez.



INTRODUCTION …
Nous sommes dans la nuit du 4 juin 1968. Plus d’une vingtaine de destins croisés s’agitent en attendant l’arrivée du sénateur démocrate, candidat à la Présidence des Etats-Unis, Robert F. Kennedy. Quelques minutes après, des coups de feu retentissent dans la cuisine de l’hôtel Ambassador de Los Angeles.
Première réalisation de l’acteur trop souvent discret Emilio Estevez , Bobby (référence au surnom du candidat démocrate) réussit le pari de réunir une pléiade de stars inter générationnel, d’émouvoir le spectateur, divertir le cinéphile, et s’offre le luxe d’un discours moralisateur toujours d’actualité.

Nous sommes Vendredi 26 Janvier 2007. Pas une sortie depuis le Nouvel An. Pas même un Mac Donald. Des soucis pleins la tête, un coup de déprime, une journée d’hiver glaçant. Sur un coup de tête, je décide d’aller voir le premier film qui vient, histoire de pouvoir m’évader 2 heures de mes cours omniprésents. Il est 20 heures. J’ai oublié ma carte imagin’R (fuc…), le tarif étudiant n’est plus en vigueur depuis 18 heures (refuc…), je suis fauché, ma petite amie paye le ciné (à 9,90 euros la place fuc.. de fuc……). 10 minutes après, je suis callé dans mon fauteuil, prêt à découvrir un film dont j’ai appris l’existence à peine quelques heures auparavant.



L’HISTOIRE D’UNE VIE …
Dès le début du film, l’ambiance est posée. Le générique s’ouvre sur des images d’époque évoquant la campagne de Robert Kennedy. Immédiatement après, le spectateur se retrouve à son QG de campagne : l’hôtel Ambassador. Le reste du film s’y déroulera. 24 heures avant l’assassinat de RFK, nous arpentons toutes les pièces de l’hôtel, où se côtoient des personnalités si différentes, mais néanmoins animées du même espoir.
Difficile exercice de style que s’impose Emilio Estevez pour son premier long métrage. Pas moins de 22 personnages principaux sont exposés à l’affiche. Lui même y tient un rôle. A l’age de 6 ans le réalisateur avait suivi avec attention cette funèbre nuit du 4 juin 68, cette fameuse nuit où son père (le grand acteur Martin Sheen, et supporter du candidat Kennedy) l’emmena en plein milieu de la nuit arpenter les couloirs de l’Ambassador. L’Amérique venait de perdre son candidat le plus populaire. Selon le réalisateur, ce fut une lutte sur plus de 10 années pour arriver à conduire ce projet de film à son terme. L’arrivée de plusieurs figures monstres du cinéma redonne confiance au jeune réalisateur trop souvent relégué dans des seconds rôles, et dont le talent est malheureusement sous-exploité. Soutenu par sa famille (très présente dans le cinéma), Emilio arrive enfin à mettre en image son expérience, son émotion et c’est tant mieux. L’histoire de sa vie, l’histoire de plusieurs vies, l’histoire de la dernière nuit de Bobby … Pour ce qui restera possiblement le film de sa vie.


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