Par Evil Ed - publié le 12 octobre 2006 à 09h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h12 - 0 commentaire(s)
L'Avis du Jour met en avant l'opinion rédigée et argumentée de l'un des membres du forum de dvdrama. Evil Ed se penche aujourd'hui sur le cas Ultraviolet pour une analyse, ou plutôt un lynchage en règle.

Avant propos

Autant prévenir tout de suite si vous avez aimé Ultraviolet (ça doit bien exister !) et que vous ne supportez pas trop la démolition hardcore de vos films préférés, vous pouvez immédiatement stopper la lecture de cet avis. Pour ma part je revendique haut et fort la méchanceté crasse de ce qui va suivre, pas pour le simple plaisir de plonger ma plume (enfin mon clavier) dans un bon gros bol de fiel mais il y a des films comme ça qui vous énervent si profondément que cela réveille au fond de vous un vieux démon de cynisme et de rage propre à vous faire démolir à grand coup de tronche des produits cinématographiques proprement immondes comme le film de Kurt Wimmer. Alors oui ce qui va suivre est méchant, oui c'est violent, oui c'est parfois cynique, oui je me suis également fait plaisir en l'écrivant (ce qui n'est qu'une maigre justice vu combien je me suis emmerdé en regardant le film)......... en tout cas vous voilà prévenus.



Il est très rare de tomber sur des films pour lesquels il n'y ait strictement rien à défendre, dont tous les aspects sont irrémédiablement médiocres. En général on trouve toujours une petite chose positive une raison de se réjouir, en ce qui me concerne pour Ultraviolet ce sera juste la rédaction de cet avis. Voici donc une dizaine de choses qui d'une manière générale contribue à faire un bon film à savoir des interprètes, un scénar, une mise en scène, une bonne direction artistique, du spectacle, de la réflexion, de l'originalité, du rythme, des dialogues ou des effets spéciaux. Il n'est même pas nécessaire de remplir positivement tous ses aspects pour faire un bon film, parfois être brillant dans une seule catégorie suffit. Mais lorsque l'on se vautre lamentablement dans tous les aspects ça devient carrément embarrassant...... Je n'attendais pourtant rien du film de Kurt Wimmer, pour être franc juste un bon divertissement dans une salle fraîche et climatisée, et bien j'ai encore réussi à être déçu. Dieu merci la climatisation elle, contrairement au film, fonctionnait parfaitement. Voici donc point par point le naufrage Ultraviolet....



Le casting

On aurait pu accorder à Wimmer le bénéfice du doute, se dire que son interprète principale lui avait été imposée par une production peu scrupuleuse. En fait, il n'en est rien puisque le réalisateur et scénariste avoue volontiers avoir écrit son film en pensant à Milla Jovovich ce qui en dit long sur son intégrité artistique. Kurt Wimmer souhaitait une actrice belle, dotée de véritables capacités physiques (jusque là tout va bien) avec le talent nécessaire pour interpréter un personnage complexe et fascinant ( Ouh là !! ça se complique méchamment). La cinéphilie de Wimmer doit être sacrément défaillante ou sélective pour que le nom de Jovovich soit le premier à lui titiller l'esprit quand il cherche une comédienne répondant aux critères qu'il a mis en place. Pour mémoire la filmo de Jovovich se résume à quelques interprétations de poseuse hystérique allant du sympathique (Le Cinquième élément) à l'immonde navet (les deux Resident evil), la seule exception à cette filmographie ultra médiocre restant le The million dollar hotel de Wim Wenders. Pour mémoire des actrices de talent avec d'évidentes capacités physiques il en existe quelques unes même si toutes n'ont pas forcément comme Milla Jovovich cette capacité à marcher en tortillant du cul tout en affichant une moue boudeuse comme dans une parodie de défilé de mode. On pourrait donc citer Keira Knightley , Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, Scarlett Johansson, Franka Potente, Uma Thurman, Vivica A Fox autant de noms pour des actrices ayant à la fois montré des capacités à tenir la distance dans les scènes d'action comme dans la comédie. Mais inutile de nier l'évidence le choix de Milla Jovovich est purement commercial et glamour ; le film se situant dans un univers très proche du jeu vidéo et étant destiné à un public de jeunes ados la Milla rempile pour surfer sur la vague Resident Evil.


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