Par Thobias Richard - publié le 18 février 2009 à 09h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 22h22 - 0 commentaire(s)
Banlieue 13 premier du nom avait déjà fait parler de lui mais voici qu’un second volet débarque aujourd’hui même sur les écrans métropolitains : Banlieue 13 Ultimatum ! Nouvelle production estampillée Luc Besson, ce nouvel épisode devrait nous offrir un divertissement calibré mais honnête. Depuis quelques années déjà, EuropaCorp s’est fait fer de lance d’un cinéma de genre à la française, reluquant très sérieusement vers le modèle que représentent les grosses productions américaines. Avec une pléiade de métrages en reprenant les principales conventions, le cinéma made in EuropaCorp s’apparente de plus en plus à une déclaration d’amour naïve et envieuse d’un art décomplexé et assumé pratiqué outre-Atlantique.



Il y a quelque chose de très sympathique et de paradoxalement parfaitement horripilant dans les grosses productions françaises dont la grande majorité est proposée par EuropaCorp. D’un côté, elles tentent de se montrer tout aussi capables dans le registre du divertissement, traditionnellement et honteusement tenu d’une unique main de maître, celle de Hollywood. Mais de l’autre, elles ne parviennent pas à s’en affranchir, au point de s’apparenter -dans les heures les plus sombres- à des redites à peines inspirées et parfaitement malades. C’est là tout le dilemme que porte en elle toute la production grand public française : comment parvenir à se montrer aussi percutant et novateur que les rivaux et modèles tandis que l’ensemble de notre cinéma s’est fédéré autour de veines radicalement éloignées ? La réponse, longuement cherchée, va peut-être apparaître prochainement… Car à force d’essais et de tentatives plus ou moins concluantes commence à se dessiner un avenir prometteur. Bien sûr, beaucoup reprocheront les maladresses sans pour autant projeter leurs regards sur le long terme. Certes quelques unes des productions restent très certainement houleuses mais peut-être sont-elles un passage obligé avant que débarquent quelques réussites. D’ailleurs certaines tentatives se sont déjà présentées à nous et se sont révélées d’une manière plutôt réjouissante. Rien que ces derniers mois, plusieurs métrages ont su nous surprendre. Certes, ils ne sortent pas tous de l’usine à Minimoys de Monsieur Besson mais force est de constater que sans la mise en place de structures telles que celles établies par le réalisateur de Le Grand Bleu, toutes celles-ci n’auraient jamais abouti… Un film comme L’ennemi intime, par exemple, aurait sans doute été impossible, ou tout du moins beaucoup plus compliqué à monter si un type comme Besson n’avait pas tenté le tout pour le tout avec quelques initiatives moins remarquables.




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