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Barbara Schulz : Classe Pas Classe [page 1]

Par - publié le 15 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 15 octobre 2009 à 17h22 - 0 commentaire(s)
Sa discrétion n'a d'égal que son talent, la ravissante Barbara Schulz promène depuis plusieurs années sa frêle silhouette sur les plateaux de tournage français. Le dernier en date se nomme Erreur de la banque en votre faveur, dans lequel l'actrice donne la réplique au duo Gérard Lanvin / Jean-Pierre Darroussin. L'occasion de revenir dans notre "classe/pas classe" sur sa filmographie...



La dilettante : primesautièrement classe
Dans les années 70, on rangeait les comédies Pascal Thomas entre les films de Claude Berri, pour leur regard sur une France ordinaire et ceux de Michel Lang, pour leur part de chroniques de vies adolescentes. Deux décennies plus tard, La dilettante remet tout à zéro. Les aventures d’une mère débarquant de son train-train pour re-goûter aux charmes buissonniers de la vie rapprochent le cinéma de Thomas de celui d’un Sacha Guitry dans sa veine la plus libertaire. Retrouvant sa fausse nonchalance avec son récit en maraboud’ficelle où pétille Catherine Frot, parfaite d’irrévérence. La dilettante est une des meilleures comédies françaises de la fin du XXe siècle quand elle se souvient de ce qu’est l’insolence, et du plaisir que l’on peut y prendre.



San Antonio : toute petite classe
Si cette version – après quelques tentatives dans les années 60 et 80- de San Antonio, le flic franchouillard, façon jambon beurre dans le slip créé par Frederic Dard est une véritable curiosité, c’est plus par la manière dont elle a été conçue que par le résultat, navrant au plus haut point. Au départ, il y a Laurent Touil-Tartour, jeune assistant-réalisateur qui convainc Dard de le laisser transposer au cinéma les aventures de son célèbre commissaire. Claude Berri produit, Antoine De Caunes doit jouer San-A et Jean-Pierre Castaldi son acolyte Bérurier. La production poussera De Caunes hors du champ pour y installer Gérard Depardieu. A trois semaines du tournage, Gégé préfère – et ça paraît plus logique- jouer béru. Exit Castaldi. Un autre Gérard, Lanvin récupère le holster et donc le slip garni de San Antonio. Tout irait bien si Touil Tartour ne quittait pas lui aussi le projet, lourdé par la prod’ à la vision des premiers rushes. Pierre William Glenn, grand chef-opérateur –mais piètre réalisateur, ceux qui ont vu Les enragés et surtout Terminus ont encore la mâchoire qui pend de sidération ou de rire- prend le relais. Pour être lui aussi viré une semaine plus tard. S’en suivent des départs, eux volontaires, d’acteurs – de Marianne James à Jean Yanne- fatigués par la tournure que prend le film. Ils seront remplacés, à l’arrache tandis qu’un nouveau réalisateur, Frederic Auburtin, yes man de Depardieu (ils ont co-réalisé ensemble Un pont entre deux rives) est chargé de reprendre le film qu’il réécrit, en ajoutant notamment un épilogue permettant à une partie de l’équipe d’aller passer quelques jours au Brésil. Dans ces conditions, difficile d’accoucher d’un film qui se tienne. San Antonio est effectivement une grosse cata. D’où curieusement il surnage néanmoins quelques seconds rôles savoureux (notamment Luis Rego et Jean-Roger Milo) et les engueulades entre Béru-Depardieu et sa Michèle Bernier d’épouse. Le reste est à effacer de l’histoire du cinéma, sauf peut-être pour ses coulisses édifiantes au vu du pognon jeté en l’air – on parle d’un budget initial de 23 M€- qu’on aurait adoré voir racontées dans un making-of…


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