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Black Snake Moan : Reactions Des Lecteurs [page 1]

Par La Rédaction - publié le 25 mai 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h39 - 0 commentaire(s)
Excessif/Dvdrama vous avait convié il y a peu à l'avant-première d'un film qui s'annonce marqué du sceau de l'originalité, Black Snake Moan. Vos réactions prouvent en tout cas que la ballade blues endiablée de Samuel L. Jackson et Christina Ricci ne laisse personne indifférent.



Le cinéma américain indépendant peut intriguer, surprendre, même déranger. Black Snake Moan est un peu à cette croisée d'impressions. Entre un Samuel L. Jackson transformé, une Christina Ricci allumée et un Justin Timberlake paumé, le film nous entraîne, au son du blues, dans une descente (trop rapide) aux enfers et une remontée vers la rédemption.
Rae (Christina Ricci) aime Ronnie (Justin Timberlake), mais couche avec le chef de gang local, le fermier d'à côté, bref elle couche avec tout le monde. Ronnie part à la guerre (musique s'il vous plait). Il n'a pas le dos tourné que Rae en profite. Sexe, drogue. et blues.
Tabassée par le meilleur pote de Ronnie, elle est recueillie chez un vieux bluesman, Lazarus (Samuel L. Jackson). Ce dernier tentera de sortir Rae de sa débauche et d'évacuer les démons qui la hantent.
Dur, drôle, émouvant par moments, bien qu'un peu téléguidé, ce film séduit par le caractère naturel de ses acteurs. Samuel L. Jackson est loin de ses rôles chez Tarantino. Il campe un fermier bluesman presque plus vrai que nature, avec cette démarche chaloupée caractéristique. Christina Ricci trouve dans Rae un rôle de composition. Aguicheuse, allumeuse (caractéristiques auxquelles on pourrait en rajouter plein beaucoup moins chastes), elle habite son personnage. Reste Justin Timberlake. non pas qu'il soit mauvais acteur, mais je pense que sa notoriété, due à sa carrière de chanteur, nuit à l'image du personnage. En fait il ne faut pas se dire « tiens c'est Justin Timberlake » mais un autre acteur. A noter le petit rôle de S. Epatha Merkerson que l'on a pu voir dans T2 et New York District.
Le dépaysement est total. On est immergé dans cette Amérique du blues, du Mississippi, où il y a encore peu, les noirs n'avaient pas le droit de fréquenter les mêmes endroits que les blancs. C'est coloré, musical, on arrive presque à sentir l'odeur du maïs grillé.
Allez, juste un petit bémol (faut bien en trouver un), c'est ce côté un peu 'fleur bleue' américain.



Le Black snake moan nous décrit la rédemption de deux êtres totalement différents et que rien n'aurait dû réunir. Lazarus, un ancien guitariste de blues, s'étant retiré pour une femme qui le quitte pour son frère. Rae, la jeune traînée de cette petite ville de province, violée par son père alors qu'elle était enfant, et que son petit ami laisse pour rejoindre l'armée. Lorsque Lazarus la trouve à demi-nue et à moitié morte sur la route en face de chez lui, et qu'il apprend qui elle est, il décide de la sauvée de ses démons contre son gré et l'enchaîne. Ce faisant, il reprend de manière inespérée goût à la vie, lui aussi. Graig Brewer ne tombe jamais dans le mélo, ni dans le voyeurisme. Le film mêle des ambiances différentes avec des passages d'humour un peu décalé au milieu de moments forts, comme par exemple lorsque Rae découvre qu'elle est enchaînée ou lorsque la pharmacienne fait du rentre dedans à Lazarus. La bande son est comme le troisième acteur principal, avec un blues omniprésent et avec semble-t-il Samuel L. Jackson au chant. Le scénario, les acteurs, la musique font de Black snake moan un film à ne pas rater.


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