Cet été sera, soyons en certains, un grand moment dans la carrière du comédien Brendan Fraser qui aura droit à pas moins de deux films durant la période estivale. A l’occasion des sorties du
Voyage au centre de la Terre et du troisième épisode des aventures de Rick O’Connell face aux momies en tous genres, petit portrait d’un comédien bien plus intéressant que son image de héros de blockbusters.
Lorsque l’on évoque le nom de Brendan Fraser, la fâcheuse tendance de ne résumer le comédien qu’à ses quelques rôles dans la série de
La Momie ou dans des films familiaux et tous publics revient au galop, alors même que celui-ci possède à son actif de très belles performances intimistes et surtout une intelligence bien supérieure à celle de ses personnages les plus connus, souvent haut en couleur et gentiment décérébrés. Surprenant donc de connaître uniquement cet acteur citoyen du monde pour quelques rôles quelques peu superficiels alors même que celui-ci possède un intérêt pour les autres, la photographie, les voyages et la découverte de tout ce qui l’entoure. Passion qui naquit chez lui dès ses plus jeunes années, pendant lesquelles il eut l’occasion de visiter une très grande partie du monde.
Né le 3 décembre 1968 à Indianapolis dans l’Indiana et fils d’un pigiste irlandais récemment arrivé, le jeune Brendan commence à voyager lorsqu'il accepte un job en tant que journaliste pour le ministère du tourisme au Canada, l’obligeant ainsi à sans cesse déménager entre le Canada et les Etats-Unis. La petite famille Fraser parcourt l’ensemble de l’Amérique du nord jusqu’à ce que le paternel se voit confié la même mission, mais cette fois-ci à travers le monde. Brendan débarque alors en Europe à sept ans, obligé de s’adapter à sa nouvelle vie qui démarre par quelques mois en Hollande, lieu où il rencontre pour la première fois ceux que l’on surnomme les
Army Brat, les fils d’officiers. Très vite conscient qu’il ne pourra jamais s’attacher et se lier d’amitié avec les autres enfants, il décide tout de même d’essayer d’apprendre au maximum les langues des pays qu’il visite afin de mieux pouvoir s’intégrer, chose qu’il fait en racontant ses voyages et ses découvertes. Petit à petit, Brendan commence à réellement ressentir une certaine curiosité pour tout ce qui l’entoure, curiosité qu’il n’arrive que très peu à satisfaire, chaque départ marquant la fin d’une aventure. Aussi pour l’aider à surmonter les douleurs des départs, sa maman lui offre un appareil photo avec lequel il commence à mitrailler littéralement les centaines de paysages qu’il écume, tentant de compenser son manque.