Tout le monde connaît alors le visage de Brendan qui en plus ne refuse absolument pas une promo harassante, trop heureux de pouvoir à nouveau voyager à travers le monde, faire des rencontres qui permettent au comédien d’utiliser les sept langues qu’il a appris dans sa jeunesse et, surtout, de dévoiler son véritable visage, celui d’un homme extrêmement agréable et incroyablement cultivé. Modeste, il accepte par amitié de participer à différents projets tels que
Monkeybone de Henry Selick ou encore son petit rôle dans la série Scrubs. La même année, il accepte de reprendre son rôle pour la série qui l’a mis sur le devant de la scène, Sommers lui permettant de voyager et de continuer à ramener des albums photos pleins à craquer.
Le retour de la Momie est encore plus fort et devient l’un des grands succès de 2001, Fraser devenant ainsi celui que l’on considère comme l’icône des films familiaux, titre qu’il entretient volontiers grâce à des films comme Les Looney Tunes passent à l’action de Joe Dante ou
Endiablé de Harold Ramis, ces films lui offrant l’opportunité de s'acheter des appartements un peu partout dans le monde où il élève ses trois enfants, eux aussi passionnés de voyage. Fidèle, il réitère ses apparitions dans
Scrubs et tente malgré tout de confirmer le caractère schizophrène de sa carrière en se plaçant aux génériques de films plus adultes comme
Collision de Paul Haggis ou
The Air I Breathe de Jieho Lee.
Cette année il sera à l’affiche de deux gros budgets familiaux, ce qui ne l’empêche pas de s’engager sur une trajectoire beaucoup plus sérieuse comme le très attendu
Journey to the End of the Night, un thriller sombre et désespéré ou encore
Singularity, le prochain Roland Joffé qui souhaitons-le, sera plus réussi que
Captivity. Et c’est sans compter sur son rôle de Gung Ho dans G.I Joe, film pour lequel il retrouvera ses amis Sommers et le comédien Arnold Vosloo. Fraser se pose alors comme l’un des comédiens les plus inattendus, mais malgré tout le plus sympathique par sa discrétion permanente sur sa vie et son amour pour les autres, l’homme étant connu pour préférer, lors des temps libres des tournages, les visites et les rencontres avec les gens locaux que les dîners et les soirées mondaines… La simplicité même.