Par La Rédaction - publié le 07 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 04 mai 2010 à 18h11 - 0 commentaire(s)

Catherine Frot a durablement installé son charme mutin dans le paysage cinématographique français. Depuis quelques années, l'actrice est même devenue une valeur sûre sur laquelle un projet peut se monter. Son nom et son visage sont désormais totalement ancrés dans la tête des cinéphiles de tous horizons. A l'affiche cette semaine du film réalisé par Alexandre Charlot et Franck Magnier, Imogène Mc Carthery, elle y développe une fois de plus son personnage de gourde sympathique envers lequel on éprouve une très grande tendresse. Le "Classe Pas Classe" qui lui est consacré vous permettra d'admirer l'ensemble de son parcours...

 

 

Le Vilain (2009), de Albert Dupontel : Classe

Le Vilain appartient de bout en bout à son auteur, ne serait-ce que dans le plaisir du déguisement et de la farce. Catherine Frot, avec laquelle il a tourné Odette Toulemonde en tant que comédien, a été vieillie pour l'occasion (une perruque, des prothèses, des lunettes). Face à elle, Dupontel assure le show en modifiant son apparence physique aussi bien pour des nécessités comiques que dramatiques. Les rebondissements du scénario s'enchaînent à une cadence hystérique si bien que l'on n'a jamais le temps de respirer ni même de remettre en cause la vraisemblance des situations. Tout ceci démontre une grande efficacité.


Les Derniers jours du monde (2009), de Jean-Marie Larrieu : Classe
Une femme frustrée (Catherine Frot), prisonnière d'une étreinte passée, veut connaître l'amour réciproque au moins une fois dans sa vie. Une ex (Karin Viard), naguère engluée dans un quotidien domestique, succombe soudainement à l'envie de baiser en se retrouvant avec son ancien mari dans une chambre où le lit est défait. Un chanteur d'opéra (Sergi Lopez) dissimule son ambiguïté derrière des silences et des désirs d'adolescent dans un corps adulte. Chaque scène de sexe ressemble à un adieu et chaque salve, inspirée, triste ou décalée, donne à réfléchir ou peut-être à aimer.

Le Crime est notre affaire (2008), de Pascal Thomas : Classe
L'une des meilleures adaptations cinématographiques tirées de l'univers d'Agatha Christie, ici portée par un duo d'acteurs au summum de leur talent et un metteur en scène extrêmement méticuleux. Du grand cinéma français !

 


L'Empreinte de l'ange (2008), de Safy Nebbou : Moyennement classe
Malgré la présence envoûtante de Catherine Frot et la force de Sandrine Bonnaire, L'empreinte de l'ange manque de personnalité et d'envergure. Les bonnes idées sont bien présentes et l'histoire fascinante, mais à trop vouloir jouer la carte du suspense à double tranchant, Safy Nebbou perd le fil de son histoire. On retiendra néanmoins une séquence de ballet plutôt réussie mais sensiblement hors contexte et un final touchant et intelligent. Il est dommage néanmoins d'attendre les vingt dernières minutes du film pour que ce dernier obtienne tout notre intérêt !
Vos réactions


logAudience