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Chasseurs De Dragons : Interview Des Realisateurs [page 3]

Par Florent Kretz - publié le 26 mars 2008 à 06h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h49 - 0 commentaire(s)
Pouvez-vous revenir sur les nouveaux arrivants vocaux dans l’équipe des Chasseurs de Dragons ?

G.I : Lindon a un côté écorché vif qui est très poche de son personnage : costaud, sympa mais pas très à l’aise en société et qu’aime pas qu’on lui prenne la tête avec des trucs dont il n’a rien à faire… Vincent a ce côté un peu brut, un peu sauvage et très instinctif et il a su offrir à Lian-Chu beaucoup de choses que nous espérions secrètement : par un travail incroyable, il a littéralement incarné ce géant capable d’avoir du coffre et d’être un terrible guerrier tout en restant sensible et fragile. Toute l’étendue de son talent gigantesque et du travail qu’il a fourni est perceptible dans l’affrontement final avec le Bouffe-monde.

A.Q : Timsit, lui c’est la gouaille, le baratin… Son moyen de séduction c’est la parole, totalement Gwizdo quoi ! Là où son personnage peut paraître très cartoon et quelque part un peu faire-valoir de Lian-Chu, il a su lui offrir une réelle personnalité, pas une simple illustration d’un personnage fictif. L’humanité que Timsit a offert à son personnage rend le duo Lian-Chu/ Gwizdo à des années lumières d’un Mickey/ Pluto…

G.I : Quant à Amanda Lear, on l’a appelé littéralement pour sauver le personnage de Gildas que tout le monde considérait à tort comme un semblant de Serpent dans le Seigneur des Anneaux. Hors c’est un personnage précieux mais qui n’est pas mauvais ou pervers. Il n’est pas l’ordure que tout le monde s’attend à voir. Et en faisant les tests, nous ne trouvions personne capable de nous rendre sympathique ce personnage certes sinistre mais malgré tout abordable. Nous avons eu l’idée de prendre une femme et le choix d’Amanda s’est présenté à nous naturellement, étant donné qu’on avait adoré ce qu’elle avait fait pour les Indestructibles. En plus elle était folle de l’univers qu’elle trouvait très proche des peintures de Dali. Quant à Nahon, il n’avait pas grand-chose à faire vu qu’il était carrément le rôle : impressionnant, du coffre, mauvais et méchant quand il veut… parfait, en fait !


Mais alors finalement, à qui s’adresse Chasseurs de Dragons ?

A.Q : Nous disions souvent qu’il fallait que tout le monde oublie qu’il s’agit d’un dessin animé. Il fallait considérer le tout comme un film. Un film familial mais aussi très axé adultes et c’est cette ligne de conduite que nous avons essayé de garder pendant toute l’élaboration du projet. L’ensemble s’adresse aux mômes mais nous voulions que les parents s’éclatent aussi et nous sommes tous les deux fans de Métal Hurlant, de Myazaki et autres et nous voulions à tout prix ne jamais tomber dans une facilité narrative bête et méchante…

G.I : Maintenant il est clair que Chasseurs de Dragons est un film tout public mais nous avions vraiment la volonté de faire autre chose, de faire un film où l’on puisse s’éclater à tout âge et pas seulement quand t’es un bambin… Nous espérons sincèrement que tout le monde y trouvera son compte… En attendant, nous sommes très fiers de notre bébé et nous souhaitons un très bon moment à ceux qui auront la chance de croiser la route de Gwizdo et Lian-Chu.

Propos recueillis par Florent Kretz


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