Par Florent Kretz - publié le 25 juillet 2008 à 19h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h42 - 0 commentaire(s)
Salut mes poussins ! Mais qu’est-ce qu'il s'est passé ? Comment se fait-il que personne n’ait trouvé ce fameux titre ? Personne n’a pensé à cette oeuvre complètement dingue, en permanence sur le fil du rasoir tendant vaguement vers la nanardise et vers le petit bijou désuet que nous connaissons. Les captures n’étaient-elles pas assez évocatrices et la présence de ce brave Robert Z’Dar en petite tenue ne venait-elle pas vous conforter dans cette idée que le numéro de la semaine s’annonçait comme gentiment kitsch ? « Mais qui est Z’Dar? » ai-je cru entendre derrière un clavier. Comment ? Et Maniac Cop alors, cette fameuse série de film d’horreur New-yorkais lancée par le duo sacré Bill Lustig/ Larry Cohen et dans lequel le comédien à la gueule démesurée portait l’uniforme d’un flic zombie pour le moins contrarié d’avoir été lynché par la racaille qu’il avait mise au placard ? Vous ne vous souvenez pas avoir aperçu cette tronche grandiose se faire éclater contre les barreaux d’une prison par un Stallone en forme aux côtés d’un Kurt Russel toujours aussi génial ? Non ? Bon, tant pis alors !





Je repars avec ma galette de ce terrible Cherry 2000 sous le bras, déçu de ne pas avoir pu la faire gagner à l’un d’entre vous, qui j’en suis sûr aurait été ravi de (re)découvrir cette petite bombe qui semble avoir été pensée et désirée comme obsolète dès le départ ! Toujours est-il que cette semaine, ça va véritablement chauffer du slip puisque je vous ai retrouvé une pure folie sortie tout droit du cerveau, sur le coup malade, de Lloyd Fonvielle dont le seul véritable instant de gloire aura été d’avoir co-écrit le premier épisode de la Momie pour ce cher Brendan Fraser.





Cherry 2000, un titre chaud bouillant, à la fois malicieux et totalement rétro mais qui est pourtant porté avec une classe incontestable par ce petit bout de péloche qui non seulement ne pètera jamais bien haut volontairement mais qui surtout se proposera d’offrir un vrai divertissement tout simplement original et à 2000 bornes des autres spectacles. Première bonne nouvelle : c’est justement ce genre de films que l’on chérie dans cette rubrique ! Et voici donc la seconde : messieurs ce numéro vous est dédié puisque le propos du film est purement machiste ! Ce à quoi nous répondrait sûrement le réalisateur assumant peu son propos: « Cherry 2000 n’est pas une apologie de la misogynie ! ». Ah bon? Comment se fait-il alors que la seule femme qui ne soit ni une prostituée, ni une gourdasse et ni un robot sexuel soit un garçon manqué fini, qui se la joue virile et sévèrement burnée ? Allez on va se lancer alors partez chercher vos chips, votre bière et votre nana : car cette aventure est aussi pour elle, tant Steve De Jarnatt est capable en quelques plans de faire passer votre compagne pour une intellectuelle émancipée, alors que la vérité est toute autre ! Je vais me calmer dans mes propos, ma chère dulcinée surveillant de près les dérives machistes de mon discours ! Excuse moi ma puce, je ne recommencerai plus ! Y a pas de doute : vous êtes dans Popcorn Reborn !





Qu’on nous lâche quelques instants quand même ! On a le droit, nous les hommes, de réclamer nos instants machistes et purement virils ! Est-ce qu’on rouspète lorsque nos concubines s’extasient sur des séries de ménagères rebelles et affranchies ou de lesbiennes assumées ? Est-ce que je me suis plains lorsque la jolie Mia Kirshner, comédienne dans The L Word, m’a dit tout sourire que la série ne m’était en rien destinée et que le concept avait été pensé comme exclusivement féminin ? Non ! Alors pourquoi tant de haine ? C’est visiblement ce que se dit Fonvielle lorsqu’il pose sur papier l’intrigue foireuse qu’il vient d’imaginer. Véritablement réfractaire à cette montée du féminisme ambiant, il planche quelques instants sur une société un peu plus saine, celle-ci se présentant comme sans femme. « Mais comment font-ils? » s’esclaffe Kamikuma avec son japonais parfait. Et bien, c’est très simple puisque le scénariste a pensé à tout : nous serions dans un avenir proche (2017) dans un pays anonyme et dans lequel les femmes auraient été remplacées par des robots. Pourquoi ? Fonvielle est bien embarrassé puisqu’il n’a, au fond, aucune raison de remplacer les femmes par des cyborgs ... Il a donc la bonne idée de refourguer le bébé à Michael Almereyda qui ne trouvera pas plus de solution mais qui parviendra à rétablir un certain équilibre : les hommes possèdent maintenant des compagnes robotiques pour la simple raison que les quelques demoiselles anatomiquement humaines restantes sont devenues des prostituées !
Malheureusement, pour se payer ses péripatéticiennes de luxe il faut se rendre dans des endroits comme le « Glu Glu Glu », établissement reconnu par l’État et, surtout, aux règles d’hygiènes exemplaires, le seul souci étant qu’il faille négocier avec les macs/avocats qui rédigent des contrats légaux. Pas très ragoûtant tout ça, combien même si la procédure est gérée par un Laurence Fishburne tout juste revenu de son périple dans le troisième épisode du croquemitaine de Elm Street réalisé par Chuck Russel ...


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