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Christian Bale : Classe / Pas Classe [page 1]

Par Geoffrey Crete - publié le 07 décembre 2007 à 03h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h52 - 0 commentaire(s)
Il est passé devant la caméra des plus grands, de Spielberg à Malick, il a poussé la méthode actor's studio à son paroxysme, allant jusqu'à perdre 30 kilos pour un rôle, Christian Bale n'est pas un acteur comme les autres. Il est sans aucun doute de ceux qui laisseront une trace dans le cinéma, par son talent, par son implication, par ses choix de films. Notre Classe/pas classe se charge de revenir sur la filmo du nouveau Bruce Wayne.


L’empire du soleil, Steven Spielberg (1987) : classe.
Choisi parmi plus de 400 enfants, Christian Bale, 12 ans, commence sa carrière avec Steven Spielberg. Traitant de thèmes qui lui sont chers (l’enfance, l’absence des parents, la guerre), le cinéaste ne réussit pas totalement son film. Néanmoins, pour le jeune Christian Bale, c’est une carrière qui démarre comme une fusée. Et c’est la classe.

Portrait de femme, Jane Campion (1996) : très classe.
Petit rôle dans un film relativement inconnu de Jane Campion où il retrouve son partenaire Spielbergien John Malkovich. Même si on retient surtout l’interprétation de Nicole Kidman, côtoyer une cinéaste aussi passionnante que Campion et briller au milieu d’un casting très réussi (Mary-Louise Parker, Shelley Winters, Martin Donovan, Shelley Duvall, Viggo Mortensen), ça reste quand même très classe.


Velvet goldmine, Todd Haynes (1998) : classe.
Bale y joue un journaliste chargé de rédiger un article sur une star de la scène Glam Rock des années 70. A la manière de Citizen kane, le film décrit la personnalité exubérante et contradictoire de sa star par le biais de témoignages et anecdotes de ses proches. Cinéaste dont les thèmes se recoupent souvent (homosexualité, prise de conscience de soi-même, malaise interne), Haynes semble aimer ses strass et ses paillettes où se mélangent Ewan McGregor, Jonathan Rhys Meyers et Toni Collette. Car le pauvre Christian Bale, lui, fait partie de la « réalité », celle qui est assez ordinaire, en tout cas beaucoup moins mise en avant que la scène et les coulisses où évoluent les autres personnages. D’où le fait que Bale ne reste pas dans l’esprit du spectateur. Néanmoins, travailler avec un cinéaste indépendant comme Todd Haynes est une preuve de curiosité. Et même si Haynes a fait et fera des films plus réussis, ça reste assez classe.


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