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Christophe Lambert : Classe pas classe [Page 1]

Par - publié le 12 novembre 2009 à 17h06
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  • Christophe Lambert est un acteur à part. Un pied en France, l'autre aux Etats-Unis, son coeur donné à Sophie Marceau et la tête parfois ailleurs, surtout en ce qui concerne ses choix de carrière. Tout commence en 1980 sous la direction de Claude Barrois dans Le Bar du téléphone dans le rôle du truand Paul "Bébé". Puis il change de camp en inspecteur de police dans Putain d'histoire d'amour de Gilles Béhat en 1981. La même année, il obtient un rôle secondaire dans Asphalte de Denis Amar puis enchaîne un an plus tard avec Une sale affaire d'Alain Bonnot dans un film policier au goût trafic de drogue. Si Légitime violence de Serge Leroy lui permet de se faire remarquer dans une distribution solide (Claude Brasseur, Thierry Lermitte, Michel Aumont), c'est avec Greystoke, la légende de Tarzan que Christophe Lambert prend son envol.

 

 

  • Greystoke, la légende de Tarzan (1984) : Classe
  • Le film qui révéla Christophe Lambert et lui donna peut-être son meilleur rôle. L'acteur livre une remarquable prestation dans la dualité qui l'anime. Chacun de ses regards ou de ses gestes révèlent la part animale du personnage dans un jeu quasi muet. Une très grande performance d'acteur.

 

  • Paroles et musique (1984) : Classe
  • Entouré de Catherine Deneuve et Richard Anconina, Christophe Lambert clôture un trio romantique et  joue l'amoureux transi avec conviction sous l'oeil d'Elie Chouraqui. Un film tendre sur l'amour et l'amitié auxquels les acteurs donnent chair avec subtilité malgré un scénario pas toujours convaincant.

 

  • Subway  (1985) : Classe souterraine
  • Luc Besson poursuit ses récits atypiques en contant le destin d'un homme réfugié dans le métro, objet d'une chasse à l'homme après qu'il ait volé des informations confidentielles. Christophe Lambert, peroxydé et en son âge d'or, arpente les couloirs du métro parisien et fait des rencontres improbables. Le héros a ce statut un peu enfantin et naïf que l'on retrouve souvent chez Besson. Tourné de nuit dans les stations de métro, le film conforte le réalisateur dans son statut d'icône de la génération montante aux influences iconoclastes, transformant ce décor en un véritable univers onirique, envoûtant jusqu'au personnage de la bourgeoise, campé par la sublime Isabelle Adjani. La mystérieuse ambiance est renforcée par la musique d'Eric Serra.

 

 

  • Highlander (1986) : Classe immortelle
  • Le film original de 1986 ayant pour vedette Christophe Lambert et Sean Connery connaît toujours une popularité hors du commun et un véritable culte alors même que l'œuvre a eu la malheureuse chance de donner naissance à quatre suites certainement inférieures à la puissance narrative, scénaristique et émotionnelle du premier volet. Highlander est le chef d'œuvre absolu et intemporel de Russell Mulcahy !

 

  • Le sicilien (1987) : Moyennement classe
  • En pleine gloire, Christophe Lambert tourne avec un réalisateur déchu, Michael Cimino, obligé de tourner des oeuvres de commande après avoir offert La Porte du Paradis, oeuvre immense et destructrice à la fois. Si Le Sicilien est bien loin des plus beaux films du réalisateur, il offre à l'acteur français un très beau rôle. Malgré tout, il n'a peut-être pas les épaules pour ce dernier...

 

 

  • Le complot (1988) : Pas classe
  • Epaulé par Ed Harris, Christophe Lambert joue un prêtre polonais idéaliste et militant du mouvement Solidarnosc qui sera assassiné en 1984. Inspiré d'une histoire vraie, le film manque d'envergure et de profondeur malgré la bonne performance des deux acteurs.

 

  • Love Dream (1989) : Pas classe
  • Une comédie dramatique singulière mais très vite oubliée où Christophe Lambert joue les stars déchues du rock aux côtés de Diane Lane qui n'y croit guère plus que lui. Le tout est teinté de fantastique et emballé mollement par Charles Finch, depuis producteur.

 

  • Highlander, le retour (1990) : à côté de classe
  • A trop vouloir se détacher de l'original, Russell Mulcahy passe du fantastique à la science-fiction et s'embourbe dans ce qui aurait dû être une vision alternative de l'univers des Immortels et non une véritable suite. Restent une belle lumière, des décors impressionnants et un Christophe Lambert qui semble y croire encore... A découvrir, de préférence, dans sa version « renegade » de 1997. 
 
  • Face à face (1992) : Pas classe
  • Producteur exécutif du film, Christophe Lambert a beau jouer tout en regards noirs et en airs suspicieux, il n'apparaît pas longtemps crédible en champion d'échecs aux prises avec un serial-killer. Retrouvant Diane Lane pour l'occasion, l'acteur se démène tant bien que mal dans un thriller poussif.

 

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  • Max & Jeremie (1992) : Classe killer
  • Face à Philippe Noiret qui le prend sous son aile et Jean-Pierre Marielle à sa poursuite, Christophe Lambert trouve en Jérémie Kolachowsky l'un des meilleurs moments de sa carrière. Touchant et drôle dans le rôle d'une petit voyou , il fait naître une complicité émouvante avec Max, le tueur à la retraite.

 

  • Fortress (1993) : Petite classe carcérale

Même si le long-métrage de Stuart Gordon n'est pas un modèle de réussite dans le genre science-fiction, il faut bien avouer qu'il est un petit péché mignon pour le spectateur et réserve surtout quelques bonnes séquences. Christophe Lambert se débat comme un forcené et élève le niveau d'un film sous-estimé.

 

  • Deux doigts sur la gâchette (1993) : Pas vraiment classe

C'est le genre de film qui fleure bon le direct-to-video, pas honteux, totalement décomplexé et doté d'un casting de seconds couteaux admirables (Denis Leary, Patrick Stewart). Christophe Lambert (en escroc analphabète) et Mario Van Peebles forment un duo improbable et assez drôle pour que l'on ne s'ennuie pas. Mais cela reste bien loin d'un film comme Le Dernier Samaritain.


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