Par Jonathan Ragueneau - publié le 28 octobre 2008 à 09h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h00 - 0 commentaire(s)
Paul Newman, Sydney Pollack, Anthony Minghella, Guillaume Depardieu se sont éteints cette année, laissant le septième art endeuillé. Loin de là, sur la planète télévisée Smallville, Lionel Luthor est mort. Un bon personnage de plus qui rejoint le bourbier des trépassés des séries Tv hollywoodiennes, et sans espoir de résurrection qui plus est.

Nous vous proposons dans ce dossier quelques petites réflexions sur la Mort dans le cinéma et les séries TV des 20 dernières années.

NB : les exemples choisis sont bien sûr non exhaustifs mais sélectionnés afin de couvrir un terrain qui se veut le plus large possible.



La Mort… Entité tantôt bénéfique, tantôt maléfique, voire parfois neutre, simple pion dans l’équilibre des forces d’un Univers en mutation permanente et pourtant sujet de si nombreuses interprétations. On peut tuer pour elle, dixit le titan Thanos de l’univers Marvel, on peut devenir un de ses agents , dixit la série Charmed dans un duo d’épisodes au potentiel malheureusement non assumé, on peut aussi chercher à la fuir, dixit The Fountain (même si le raccourci peut sembler de prime abord minimaliste) voire s’en servir comme prétexte pour accumuler un tableau de chasse plus ou moins impressionnant comme savent si bien le faire les slashers. Et pourquoi pas même assister au travail funèbre exécuté par la Mort elle-même à l’instar de Destination finale. Car il ne faut pas se mentir, bien que redoutée, la Mort en soi est un des éléments qui permet de lancer un héros, de faire repartir une franchise moribonde ou tout simplement de marquer le spectateur lambda en le saisissant là où cela fait mal en lui rappelant avant tout qu’il n’est qu’un enfant dans un corps d’adulte, fragile et vulnérable face à l’émotion la plus simple et la plus douloureuse, la tristesse face à la perte d’un être cher. Certains rigoleront peut-être à la lecture de cette dernière ligne. Et pourtant.



A la mort de Villeret , de Newman et de Ledger, histoire de ratisser à la fois large et talentueux, lequel d’entre vous n’a pas poussé un juron malgré lui du type « merde, pas lui … » ? Combien se posent la question de savoir si Eastwood ou Douglas ne vont pas être les prochains ? Pas convaincu ? Qui n’a pas réagi émotionnellement petit à la mort de la maman de Bambi chez Disney, de Dark Vador (bien que cela soit relativement attendu) chez Lucas (avec un traitement tout en humanité et en finesse pour l’un des personnages qui restera le bad guy le plus marquant de l’Histoire du cinéma fantastique et peut-être même du cinéma en général) ou d’Aeris dans Final Fantasy 7 chez Squaresoft qui marquait là un première dans le micro monde du jeu vidéo ? La mort donc, peut revêtir plusieurs aspects, que ce soit pour satisfaire les amateurs de gore et de grosses machineries débilo-mystiques à la Saw ou à la Jason ou bien pour permettre à des héros plus que septuagénaires de hanter l’imaginaire collectif en cristallisant nos peurs les plus profondes.


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