Enfin, le cinéma référentiel, que
Quentin Tarantino affectionne particulièrement, occupe une place importante au rayon de ces œuvres emplies de déférence envers l’industrie du rêve. Le touchant
Be Kind Rewind (
Soyez sympas, rembobinez) débarqué récemment dans les bacs restera, parmi ces films, un des plus mémorable et exemplaire. Il n’y a qu’à voir la quantité de films « suédés » qui ont été réalisés à l’occasion du concours organisé lors de la sortie du film pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène et du large impact qu’a eu ce film auprès du public. Les concepts prêchés sont tout bêtes : retrouver le plaisir de raconter une histoire, se tourner vers ce que le cinéma a de candide et d’enfantin, se rendre compte que créer un film est tout à fait compatible avec des moyens modestes et que l’aventure est possible à moindre coût pour peu que la volonté et l’ingéniosité soient au rendez-vous. Enthousiasmant et réjouissant à l’extrême, ce petit bijou de légèreté véhicule par le biais de son propos simple une sensation de bien-être durable et envoûtante. Sa capacité à inciter à faire ses propres films tient presque de la magie et la passion du réalisateur pour le cinéma transparaît à chaque instant.

Art en constante évolution, le cinéma a parfois besoin de raffermir ses bases et de se renouveler. Ce sont des œuvres comme les titres que nous avons évoqués dans ce dossier qui permettent, par la force génératrice de motivation et la passion qu’elles inculquent et dont elles débordent, d’encourager les nouvelles générations à se lancer dans l’aventure, à explorer les infinies possibilités d’un procédé encore jeune mais de plus en plus accessible. C’est grâce à de tels films qu’en toute confiance nous pouvons augurer que le 7ème art a encore de nombreux secrets à révéler et dissimule en conséquence de bien grands moments.
André Ianos