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Cinq Fois Melvil Poupaud [page 1]

Par Kevin Dutot - publié le 16 juillet 2008 à 10h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h23 - 0 commentaire(s)
Mais qui est donc Melvil Poupaud ? Ce beau gosse aux allures de jeune premier, qui passe les années sans crier gare et sans finalement vraiment se faire remarquer, est pourtant l’un des jeunes comédiens les plus charismatiques de sa génération. Aux cotés de Romain Duris, Vincent Elbaz ou Cécile de France, il se range dans une mouvance de la nouvelle scène française mais semble néanmoins très en retrait en comparaison de ses camarades. Pas de couvertures de magasine, peu d’interviews ou d’interventions télés, Poupaud se fait discret. Et pourtant, il ne chôme pas... Déjà cinquante films à son actif (courts et longs) en tant que comédien, plusieurs réalisations, compositeur occasionnel sur deux films, directeur de la photographie ou scénariste, Melvil Poupaud c’est la classe parce qu’il sait tout faire ! Il tourne aujourd’hui sur la scène internationale avec des films aussi variés que Speed Racer, Un conte de noël ou Broken English qui sort dans nos salles cette semaine... Mais si vous ne connaissez pas encore très bien ce comédien bien trop doué pour que l'on passe à côté, Excessif/DVDRama vous propose un petit cours de rattrapage à travers une multiplication bien simple. Melvil Poupaud X 5 ou les cinq films que vous ne pouvez rater si vous voulez apprécier le talent d'un jeune premier.


CONTE D’ÉTÉ
Si c’est bien Raoul Ruiz qui a fait démarrer Melvil Poupaud à l’âge de 10 ans dans La ville des pirates, la première grande expérience pour le comédien se fait sous l’oeil d’Eric Rohmer dans Conte d’été, l’un des quatre panneaux de sa saga des quatre saisons. Il obtient ici le premier rôle de cette romance à quatre qui tente de dessiner le portrait de la jeunesse incertaine et indécise à travers une fable drôle, ambiguë et émouvante. Melvil Poupaud, tout en fragilité et en subtilité, construit le personnage de Gaspard, un jeune garçon qui, en attendant sa petite amie à Dinard, fait la connaissance de deux autres jeunes filles. Son cœur balance... Salué par la critique, apprécie des spectateurs, cet opus considéré comme étant le meilleur des quatre saisons est une œuvre sachant cernant l’universalité du superflu et ce que la futilité à d’essentiel. Les trois histoires d’amours, montées en parallèle, possèdent pour seul fil rouge la prestation lumineuse du jeune comédien, à l’aise dans l’exploration des dialogues et dans la difficulté de faire exister un personnage tiraillé. D’une présence envoûtante, Poupaud fait des miracles et s’en sort avec les honneurs dans cette fable romantique fraîche et sympathique... Un joli Rohmer.


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