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Classe Pas Classe : Benicio Del Toro [page 4]

Par Alex Masson - publié le 28 décembre 2007 à 03h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h15 - 0 commentaire(s)
Très Classe : Traqué
Alors qu’on commençait à vouloir envoyer William Friedkin à la casse des grands cinéastes américains ayant viré gâteux (La nurse, Blue Chips, L’enfer du devoir, ça commençait à faire beaucoup en nanars réacs), il renaît avec en quelque sorte un proto-remake de Rambo sur la traque d’un assassin de guerre par celui l’a formé. Au delà d’un formidable film-poursuite, où Del Toro épate en vétéran déboussolé de la guerre du Golfe, Traqué reste l’un des meilleurs films américains post-11 septembre, en camouflant sous le treillis d’une plus palpitantes séries B vues dernièrement des allusions plus finaudes que prévues sur le cas Ben Laden (formé en partie par la C.I.A avant de devenir l’ennemi public N°1 des USA). En d’autres termes, Friedkin infiltre le bon cinoche du samedi soir pour rapprocher le grand public de la politique. Surprenant.


Plutôt Classe : 21 grammes
Et si Alejandro Inarritu n’avait été que l’homme d’un seul film ? Depuis Amours chiennes, il ne cesse de reproduire (en l’atténuant) la même forme scénaristique de film choral. Dans 21 Grammes, trois personnages sont à nouveau liés par un événement tragique. Ca commence déjà à sentir le schématisme –et ce sera pire dans l’affreusement cul-bénit Babel- mais il reste ici encore de très beaux moments, dus plus aux comédiens qu’à l’agencement de puzzle formaliste. Et si Sean Penn ou Naomi Watts sont impériaux, Del Toro est particulièrement émouvant en deux ex-machina malgré lui.


A moitié classe : Sin city
Il est encore difficile de dire si le mélange de Bd et de cinéma de Robert Rodriguez à réellement été la révolution cinématographique vantée. D’autant plus quand Sin city est un film à sketches des plus inégaux. Si l’un d’entre eux (celui avec Mickey Rourke) est une parfaite incarnation de l’esprit hard boiled des albums de Frank Miller, les deux autres sont endommagés par un aspect de carton pâte numérique. Notamment celui où joue Benicio Del Toro, encombré de malus supplémentaires : un scénario des plus feignasses et la fameuse scène réalisée par Tarantino aux airs d’auto-parodie de son cinéma logorhéen. Benicio finit une de ses scènes la tête dans les chiottes ; de là à avoir envie de tirer la chasse sur ce sketch des plus laborieux, il n’y a vraiment pas loin.


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