Par FK, GC - publié le 26 mars 2008 à 06h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h49 - 0 commentaire(s)
Bad Times de David Ayer (2006): très classe
Bale se lance ensuite dans un film très étrange mais pour le moins véritablement remarquable : Bad Times, le premier long métrage en tant que réalisateur de David Ayer, scénariste de Training Day et de l’excellent Dark Blue. L’acteur croit tellement au projet qu’il le produit tout en laissant une totale liberté à Ayer qui ne cessera d’expliquer que Bale sur un plateau est incroyablement professionnel et que jamais il n’intervient en tant que producteur-star considérant que son boulot est d’apporter des fonds. Dans Bad Times, l’acteur incarne Jim Davis, un américain traumatisé par les horreurs qu’il a du commettre pendant la guerre du Golf et qui n’accepte pas du tout sa situation en tant que chômeur après son retour au pays. Persuadé que le gouvernement américain va lui apporter une certaine reconnaissance pour ses services sanglants rendus au pays, il se morfond avec son ami Mike dans un Los Angeles pourri qui lui renvoie de plus en plus des pulsions meurtrières qu’il pensait avoir définitivement laissé en zone de guerre. Bale offre à ce personnage une fragilité troublante et apporte une dimension dramatique que Stallone n’avait pas réussi à rendre par le jeu (mais par la narration) dans la série des Rambo. Encore un rôle de composition, proche de celui du Machinist par son intensité qui laisse le spectateur seul avec une bombe à retardement entre les mains… définitivement troublant et percutant, Bale signe ici un personnage qui restera sans doute parmi l’un de ses plus beaux…


I’m Not There de Todd Haynes (2007): classe
Christian Bale est appelé tout naturellement par le réalisateur Todd Haynes, avec qui il a déjà travaillé quelques années plus tôt sur Velvet Goldmine, pour venir offrir son jeu au service de la vie de Bob Dylan… ou plutôt d’une partie de sa vie puisque chacun sait que Dylan a connu une multitude de passades. C’est pour cette raison que Dylan sera interprété par six comédien(e)s diffèrent(e)s insistant du coup sur la pluralité de l’oeuvre du rocker. Bale, entouré de Cate Blanchett, Richard Gere ou Heath Ledger, interprète donc ici celui que l’on nomme le Pasteur John et se lance dans un rôle chanté et hélas bien trop court. Heureusement pour nous, les quelques minutes passes à ses cotés son un vrai plaisir et nous renvoient à la bonne période de Dylan. Trop court mais vraiment bien…

3:10 to Yuma de James Mangold: très très classe
Retour pour Bale vers un rôle à nouveau en costume mais cette fois d’un cow-boy tout juste revenu de la guerre de Sécession, un pied en moins… Et comme d’habitude l’acteur y est parfait laissant une totale ambiguïté sur les réelles motivations et sur les réelles possibilités et aptitudes de son personnage… Troublant de devoir suivre un homme qui se dit capable dans une aventure qui semble être trop éprouvante pour lui… Difficile aussi d’accepter l’impuissance d’un homme face à des rêves et de voir tous ses efforts réduits à néant par un second personnage bien plus imposant que lui (Russell Crowe). Et pourtant, l’acteur parvient à se faire bien plus présent que celui de Ben Wade qui, pourtant, cabotine à mort pour rappeler qu’il est le bandit le plus recherché… C’est peut être ca la force de Christian Bale finalement : rendre ses personnages tellement normaux, rendre leurs défauts tellement crédibles qu’ils deviennent vite les plus passionnants. Et même le parfait Russell Crowe dans le rôle de Ben Wade ne parvient pas à la cheville de Bale, avec qui il parvient tout de même à reconstituer l’un des plus beaux duos que l’on ait eu depuis plusieurs années… Surtout lorsque Bale parvient a réveiller son personnage Dan Evans et à lui offrir une dernière partie digne des plus grands moments de l’histoire du Western…


The dark knight, Christopher Nolan (2008). Au moins classe.
Car le premier volet des nouvelles aventures de Barman a réconcilié la plupart des gens avec le héros chauve-souris sur grand écran. Parce que le teaser et la scène d’ouverture sont tout bêtement des tueries… Parce que Katie Holmes a été remplacée par Maggie Gyllenhaal. Et parce que sortir un film sur Batman sans le dire dans le titre, c'est déjà la classe. Mais surtout, parce que là où Christian Bale a été très intelligent, à l’instar du film, c’est que ce que l’on a vu sur Batman/Bruce Wayne dans Batman Begins n’était qu’une introduction et que Bale nous prépare donc la suite de la triple interprétation…

Terminator 4, McG (2008). Future classe ou future catastrophe, au choix.
Officiellement attaché au projet depuis peu, Christian Bale y jouera un John Connor plus âgé. Après un troisième volet franchement pas réussi (en dehors d'une conclusion assez intéressante avec le recul), ce quatrième épisode qui semble inaugurer une nouvelle trilogie sera réalisé par monsieur Charlie's Angels. On ne sait pas trop à quoi s'attendre, ni comment on doit réagir. En attente de plus amples informations donc.

Florent Kretz et Geoffrey Crete
Vos réactions


logAudience