Par Arnaud Olzeski - publié le 29 mai 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h40 - 0 commentaire(s)
SOURIS CITY ASSEZ CLASSE
Après deux collaborations avec le génial studio britannique Aardman, en 2000 (Chicken run) et en 2005 (Wallace & Gromit et le mystère du lapin-garou), Souris City marque le troisième et dernier film des deux partenaires récemment divorcés.


Inspiré de la charte graphique des génies de l’animation en pâte à modeler, Souris City est néanmoins entièrement réalisé en images de synthèse dans les studios de DreamWorks. Roddy Saint James, une souris des beaux quartiers de Londres qui vit dans une belle cage dorée, se fait chasser de sa vie luxueuse mais solitaire par un rat d’égout, et tombe dans les égouts de la ville. Il y rencontre Rita, une belle aventurière qui a volé le rubis du Crapaud, affreux batracien décidé à éradiquer tous les rats de Souris City. Découvrant la vie des égouts et l’aventure, Roddy va aider Rita à déjouer les plans du Crapaud et de ses acolytes, et trouver l’amour.

L’histoire assez convenue est surtout prétexte à une série d’aventures menées tambour battant par les deux souris sur un rythme trépidant et à grand renfort d’humour. L’image de synthèse se justifie alors ici pleinement et permet à la fois de présenter un Londres des bas-fonds des plus réussis et d’impressionnantes courses-poursuites virevoltant dans les conduits des eaux usagées des égouts. A ces morceaux de bravoure parfaitement maîtrisés s’ajoute de multiples gags burlesques, se jouant des codes de narration ou des us et coutumes français et anglais, comme en témoignent les atterrissages douloureux de Roddy, les hilarants concerts des limaces ou encore la composition parfaite du frenchy Ze Frog et de sa bande de batraciens karatékas.


Si le parti pris de faire parler les personnages comme s’ils étaient animés en pâte à modeler peut surprendre, le pari est toutefois réussi grâce au ton burlesque du film qui rappelle le meilleur des productions Aardman, et grâce à une animation d’une grande fluidité, tant pour les personnages que pour les scènes de poursuites. La beauté des décors et des couleurs de ce Londres numérique vient couronner le tout.


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