Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 22 octobre 2007 à 05h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h57 - 0 commentaire(s)
Acteur, cascadeur, passé maître dans l'art du cinéma d'action, aussi à l'aise à Hollywood avec la franchise Rush Hour que dans les productions de sa Chine natale, Jackie Chan fait désormais partie de ces quelques légendes vivantes du cinéma. Un classe/pas classe s'imposait...


CLASSE - POLICE STORY – 1985
Dans les années 80, l’ouverture vers les Etats-Unis du film d’action hongkongais inaugure un nouveau pan de la carrière de notre intrépide acteur. Police Story en est la matrice. Ainsi pour plaire au public local, plus féru d’explosions et de cascades à tomber que de coups de pieds chassés, Jackie Chan en omnipotent patron se lance dans la série des Police Story avec plus d’entrain que jamais. Ponctué de scènes dantesques – la traversée du bidonville en voiture, le combat dans le bus -, Police Story, septième film du jeune trentenaire, reconfigure le genre et l’américanise tout en nous donnant à voir un policier téméraire et glorifié, aussi gaffeur qu’élastique. Véritable réussite sur ce point, on n’oublie pas non plus la participation de la très jeune Maggie Cheung aux côtés de Mister Chan, mais plus que tout, reste en mémoire la séquence où Mister Dynamite se laisse glisser le long du gigantesque arbre de Noël du centre commercial. Si les assureurs durent paniquer à la lecture du script et hurler après la blessure qui en résulta, il est impossible de bouder son plaisir devant le film et les images de fin qui reprennent chacun des ratages du successeur de Bruce Lee. Une claque qui marque et qui se revoit encore sans déplaisir plus de vingt ans après.


TRES CLASSE - POLICE STORY II - 1988
Suite du précédent volet, Police Story II reprend la lutte contre la Triade locale comme thème principal tout en l’assortissant des Amours contrariées du jeune dragon. Plus détonnant encore que le premier de la série, ce métrage qui fait suite au Marin des Mers de Chine II enchaîne les moments de bravoure avec pour point d’orgue, l’explosion hallucinante d’une usine désaffectée de laquelle s’échappe l’inspecteur Chan. Soufflé par son ampleur et cloué comme lui au sol, il est dur de se remettre de cette scène pyrotechnique d’autant plus qu’elle clôt une suite de combats et de chutes aussi insensés qu’ultra violents. Ainsi, reste-t-on sans la moindre difficulté hors d’haleine devant ce noir déferlement de cascades sur fond de vengeance. Probablement, le meilleur de la série, Police Story II reste l’un des fleurons de la carrière du jeune apprenti du kung-fu de l’ivresse. Assurément, l’un des films d’action tout période confondue qui restera par sa dimension emblématique comme preuve de ce que l’on pouvait faire de mieux à l’époque.


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