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Classe / Pas Classe : James Mangold [page 1]

Par Nicolas Houguet - publié le 25 mars 2008 à 06h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h48 - 0 commentaire(s)
James Mangold revient avec 3:10 pour Yuma, un très bon western dans les règles de l'art qui met en présence Russell Crowe et Christian Bale. Il n'est pas forcément le premier réalisateur qui vient à l'esprit lorsqu'il s'agit de citer nos grandes références. Pourtant on revoit nombre de ces films avec un plaisir certain, comme ce classe pas classe en témoigne.


HEAVY: CLASSE
L'histoire est touchante, le film aussi. Un cuisinier obèse et complexé tombe amoureux d'une belle serveuse (Liv Tyler... Comme on le comprend!). La richesse de cette oeuvre c'est sa simplicité, à mille lieues d'une comédie romantique formatée et artificielle. Chacun peut se retrouver dans la timidité du héros, épris d'une fille qu'il considère comme inaccessible pour lui. C'est un beau film sur la différence, ici l'obésité, les barrières que l'on se crée lorsqu'on n'est pas conforme à la norme, l'amour que l'on se dénie, la grâce que l'on croit interdite et faite pour les autres. Heureusement la belle serveuse comprend le malaise de son soupirant. Servi par de bons acteurs (dont la toujours parfaite Shelley Winters), une belle authenticité se dégage de la vie de ce petit restaurant, aux personnages fouillés, profonds, humains. L'un de ces petits moments de poésie comme en offre parfois le cinéma indépendant américain (un autre fut par exemple Little miss sunshine). Il fut très justement récompensé à Sundance d'un prix de la mise en scène en 1996.


COPLAND: TRES CLASSE
Le film prouve que Sylvester Stallone est un grand acteur et pas seulement l'incarnation de héros d'action emblématiques (Rocky, Rambo). Il y apparaît empâté et grossi dans un rôle enfin à sa mesure, celui d'un flic au bout du rouleau dans un film où on ne l'attendait décidément pas. Il fait face à De Niro dans ce qui demeure l'un des rôles les plus marquants de sa carrière et un contre emploi magnifique. La mise en scène de Mangold est sobre comme à son habitude et suit admirablement le désenchantement de ses protagonistes. Copland est un film intéressant, à découvrir comme une parenthèse mélancolique, indépendante, inattendue, en empathie totale avec son héros fatigué.


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