THE HOLIDAY (UN PEU CLASSE)
Iris vit seule au cœur d’une pittoresque petite chaumière, perdue dans la campagne londonienne. Amanda vit au-delà de l’Atlantique, dans une luxueuse villa californienne. C’est bientôt Noël, Iris apprend que l’homme qu’elle aime éperdument depuis plusieurs années va bientôt en épouser une autre, Amanda découvre que son compagnon la trompe et le met donc brutalement à la porte. Elles sont seules, blessées, désespérées, ne se connaissent pas, mais leurs destins vont se croiser puisqu’elles vont s’échanger, le temps des fêtes, leurs charmantes résidences, histoire de changer chacune d’horizons et d’oublier. La première s’envole pour passer des vacances au soleil, la seconde s’enferme avec une pile de bouquins. Il ne suffit pas toujours, hélas, de s’envoler pour panser ses blessures, pour rompre avec son passé, même temporairement, heureusement chacune va miraculeusement tomber sur son âme sœur.
Que ce soit au travers de sa bande-annonce, de son affiche ou de son synopsis,
The Holiday ne cherche nullement à piéger les spectateurs, c’est une comédie romantique assumée qui ravira les amateurs du genre.
Nancy Meyers ne prend en effet aucun détour et plonge littéralement dans les ressorts des comédies anglaises qui laissent les rêves les plus fous devenir réalité.
The Holiday s’inscrit ainsi dans la lignée d’un
Coup de foudre à Notting Hill, d’un
Love Actually ou encore d’un
Journal de Bridget Jones. Des contes de fées modernes où tout devient possible, qui nous changent de la grisaille routinière du quotidien, dont chacun ressort épanoui, émoustillé. Des comédies qui nous donnent envie de penser que, finalement, les Princes charmants ne sont peut-être pas encore complètement en rupture de stock.
Etrangement, c’est en tombant sur un site centré sur les échanges temporaires de résidences que Nancy Meyers s’est lancée dans l’écriture de ce nouveau scénario, déviant du coup sur la destinée de deux femmes qui voudraient prendre le large et pour qui ce troc sera un premier pas vers une nouvelle vie. La cinéaste à qui on doit dernièrement
Tout peut arriver et surtout l’original
Ce que veulent les femmes, n’hésite pas, son sujet posé, à exploiter toutes les ressources sentimentales pour avancer dans son récit. Rencontres inattendues, salvatrices, quiproquos déroutants, osmoses idylliques, ruptures annoncées, rebondissements romanesques, scandent le film et lui apportent une charmante musicalité, le charme de cette histoire reposant justement sur le fait que Nancy Meyers ose, ne se pose aucune question, se fait plaisir, se laisse porter par son intrigue.

Ses acteurs entrent dans sa logique avec une entraînante spontanéité. Si Jude Law a une réelle ampleur charismatique, si Jack Black surprend dans ce rôle tout en rondeur, si Cameron Diaz, adepte de ce type de comédies, tient parfaitement sa place, c’est une Kate Winslet lumineuse et rayonnante, s’affirmant ici avec finesse dans un nouveau registre, qui apporte au film sa véritable puissance. Enthousiasmante, elle joue tout autant sur le créneau de la séduction que sur celui de la jovialité, elle est spontanément touchante et drôle tout et tient vraiment le récit qui vaut le détour ne serait que pour sa seule présence.
On pourrait reprocher à Nancy Meyers de s’appesantir trop longuement sur une trame qui tourne un peu en rond, de se perdre dans des clichés qu’elle utilise jusqu’au bout, ce qui engendre certaines longueurs, il n’en reste pas moins que
The Holiday demeure un joli film incroyablement romantique, qui nous enveloppe d’une vaporeuse légèreté, chaleureuse et agréable pour ces fêtes de fin d’année.
PAR EFFRACTION (PAS CLASSE)
La société que Will, architecte, vient de monter dans le quartier chaud de King's road à Londres, se fait cambrioler à plusieurs reprises. Son mariage connaît également une période difficile, puisque la fille de sa femme Liv, présente de graves troubles psychologiques qui conduisent le couple à se diviser. Alors qu'il surveille sa société, il surprend un jeune cambrioleur et le suit jusque chez lui. Sa mère Amira, est une réfugiée bosniaque dont Will va se rapprocher jusqu'à tomber amoureux d'elle. Minghella continue de nous ennuyer avec cette histoire totalement improbable et totalement grotesque. Au secours, tous aux abris.