1. >
  2. >
  3. >
  4. >Classe/pas Classe : Lambert Wilson [page 1]

Classe/pas Classe : Lambert Wilson [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 02 janvier 2008 à 20h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h17 - 0 commentaire(s)
Peu d’acteurs Français peuvent se prévaloir d’avoir tourné aussi bien avec Wajda, Zulawski, Resnais, Téchiné, Chabrol, Comencini qu’avec Demy, Ruiz ou encore Jacques Doillon. Plus rares encore sont ceux qui tout en ayant tourné avec ces derniers, se ménagèrent une carrière internationale (James Ivory, les frères Wachowski, Carlos Saura, Greenaway) et oeuvrèrent pour Yves Boisset, Claude Pinoteau, Jean Girault ou encore Matthieu Kassovitz ou Diane Kuris. Et pourtant, Lambert Wilson est de ceux là. Lui, le dandy séducteur à l’allure dégingandée a en effet une carrière qui mêle pour l'heure avec profit aussi bien les réussites artistiques de premier plan que les succès populaires et donc c'est avec un plaisir certain qu'à l'occasion de la sortie en salles du controversé Dante 01, nous allons revenir sur quelques unes de ses incarnations.


Le gendarme et les extraterrestres (Jean Girault, 1979) : Pas classe du tout
Et oui, s'il est un film au générique duquel on ne serait pas attendu à retrouver Lambert Wilson, c'est bien celui-ci. En effet, film ultrarediffusé par nombre de chaînes hertziennes, ce classique des films Français de qualité négligeable est simplement inconcevable à regarder avec sérieux et cela quelque soit le recul que l'on prend. Pourtant, il demeure l'un des péchés coupables de nos enfances bercées par la télévision, ce qui n'enlève toutefois rien à la prestation oubliable de notre acteur dans ce film qui l'est tout autant.

La Boum 2 (Claude Pinoteau, 1982) : Presque classe
Miracle des rediffusions hivernales, La Boum 2 nous a donné l'occasion de retrouver un Lambert Wilson étonnant en fringuant jeune premier. Absolument éblouissant dans le rôle du séducteur de Vic, notre Sophie Marceau nationale, il est au premier degré aussi séduisant que peut l'être son pendant, Pierre Cosso dans le second et tout aussi mémorable volet.


On connaît la chanson (Alain Resnais, 1997) : Classe
Acerbe dans son jeu et très habile dans la construction de ce personnage retors et sans vertu qu'est Marc Duveyrier, Lambert Wilson est ici parfaitement à son aise en être que l'on aime à détester. Pendant négatif et haïssable du tandem Azéma-Arditi secondé par l'inusable Dussolier et tout aussi précieux Bacri, le natif de Neuilly Sur Seine est simplement exécrable de talent. Un rôle important puisque c'est l'un de ceux qui le feront passer du statut de comédien connu au rang de personnalité artistique reconnue.


Vos réactions


logAudience