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Classe/pas Classe : Lambert Wilson [page 4]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 02 janvier 2008 à 20h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h17 - 0 commentaire(s)
Hiver 54, l’abbé Pierre (Denis Amar, 1989) : Ultra classe
Il est l'incarnation qui a fait connaître à nombre de spectateur, la stature de l'abbé le plus populaire et regretté de France. Incandescent et ombrageux, Lambert Wilson par l'intensité de son jeu et la grâce de cette rencontre, atteint l'un des plus inoubliables moments de sa carrière. Parce qu'il permet à l'abbé Pierre d'exister entre biographie et récit hagiographique avec une humanité impressionnante et une rare sincérité, celui qu'on pensait confiner à des prestations soignées chez Téchiné ou Resnais capte avec Hiver 54, un public large et finit de s'affirmer comme l'un des plus jeunes talents du futur cinéma Français. Une promesse depuis lors tenue et en passe d'être pleinement confirmée.


People Jet Set 2 (Fabien Ontoniente, 2004) : Absolument pas classe
Généralement les suites au cinéma s'enferrent dans des approximations scénaristiques qui ôtent au charme de l'original toute sa saveur, pour déboucher sur une production destinée à engranger avec simplicité, bénéfices et retombées. Dans le cas présent, People Jet set 2 ne déroge pas au constat si souvent démontré et c'est avec un déplaisir certain que l'on constate qu'avec toute sa sincérité, Lambert Wilson s'égare lui aussi en reprenant son rôle d'aristocrate décadent autrefois si hilarant. Ultra looké et absolument antipathique, ce dernier ne peut en effet surnager et à l'instar d'un film regrettable, s'enfonce dans cette forme de vulgarité caricaturale que le cinéma Français, hélas trop souvent, nous fait subir.


Marquise (Véra Balmont, 1997) : Peu classe
Réalisée par l'une des plus importantes productrices du cinéma Français, Marquise offre l'occasion à Lambert Wilson a de camper aux côtés d'une Sophie Marceau qu'il retrouve, un Jean Racine éblouissant et mémorable. Et pourtant, si ce dernier fait plus que s'en sortir honorablement et si le film gagne à être regardé, on ne peut s'empêcher de ne croire qu'avec difficulté à la prestance de cet échalas bien intentionné au verbe docte et raffiné.

Il est plus facile pour un chameau (Valeria Bruno Tedeschi, 2003) : Pas classe
Dans ce film incroyablement surestimé, Lambert Wilson en jouant Aurélio prête sa collaboration à une histoire qui s'échine avec peine à décrire les frasques d'une famille aisée d'où ne ressort que Chiara Mastroianni. Méconnaissable car pourvu d'un personnage au caractère à peine esquissé, notre séducteur de la Boum 2 livre une prestation anecdotique dont il est peu responsable. Devant s'acquitter d'un rôle indéfini et nullement dirigé, ce dernier est de fait égaré dans cette histoire insensée comme les spectateurs qui ont cru à ce premier film de celle à qui l'on doit Actrices.
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