Par NH, KD - publié le 17 octobre 2007 à 16h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h52 - 0 commentaire(s)
ET L'HOMME CREA LA FEMME : GENTIMENT CLASSE
Petite comédie réalisée par Frank Oz et passée inaperçue lors de sa sortie en salles, ce remake de Stepford Wives n’est pas la catastrophe annoncée... Bien construit et assez intriguant dans sa première partie, la seconde moitié plonge le métrage dans une surenchère de pirouettes scénaristiques lourdes. Cependant, on se surprend à accrocher à cet ersatz de Desperate Housewives intelligemment rythmé et ayant le sens du comique. Si Kidman ne fait pas des étincelles, elle reste pourtant à son aise et témoigne d’une certaine légereté appréciable. Ce sont les prestations des seconds rôles, menés par Glenn Close, Christopher Walken et Bette Midler, qui donnent au film toute sa consistance... Tout le monde s’amuse dans ce petit monde utopiste terriblement inquiétant. En se laissant aller, on peut également y prendre un certain plaisir !


MA SORCIERE BIEN AIMEE : PAS CLASSE DU TOUT DU TOUT
Là c’est la dégringolade : l’annonce de Nicole Kidman reprenant le rôle d’Elizabeth Montgomery devait cependant être la seule bonne nouvelle lors de la mise en chantier de cette adaptation de série proprement inutile et d’une bétise sans fond... Ferrell cabotine jusqu’à épuisement, le scénario ressemble à une énorme pièce montée dégoulinante de bons sentiments et de rebondissements éculés et la mise en scène ne laisse place à aucune magie... Un comble pour cette série terriblement attachante qui ne méritait pas un tel désastre artistique. Kidman, malheureusement, n’en sort pas indemne et sa composition de niaise aux grands yeux marque le début du désinterêt du public pour la comédienne... On touche pas aux mythes avec les mains toutes collantes. Pauvre Samantha...

FUR : PAS CLASSE
Il faut avoir le cerveau disponible et ne pas penser au plat sur le feu pour apprécier cette biographie imaginaire de la photographe Diane Arbus. C’est le cinéma indépendant américain dans ce qu’il fait de pire. Les intentions sont louables, les moyens ambitieux et le résultat convaincant d’un point de vue visuel. Au-delà de ça, le film tire en longueur et semble se perdre dans un propos flou et prétentieux sur le processus de création et l’attachement du personnage principal aux « bêtes de foires ». Cependant, la comédienne y est à sa place. L’oeil vitreux, embué par des larmes attendant le starter, Kidman joue à petite dose. Une petite dose de mélancolie par-ci, de colère par-là et de joie de temps en temps, c’est minutieux et terriblement travaillé. Le tout manque cruellement de vie et de souffle. Une vraie déception...


HAPPY FEET : CLASSE
Des manchots et autres petits pingouins qui chantent et dansent sur Stevie Wonder, Prince et Pattie Labelle, c’est juste du bonheur. Visuellement époustouflant, d’un rythme sans faille et teinté d’un véritable message écologique, Happy Feet de George Miller fait de l’ombre à Pixar... Kidman cabotine pour notre plus grand bonheur en interprètant la voix de Norma Jean, la mère poule du jeune Mumble, et en sigeant les intonations de Marilyn Monroe... Elle prouve à nouveau qu’elle pousse la chansonette avec une efficacité redoutable (aaaah...Moulin Rouge...) et qu’elle peut également jouer un manchot. Mine de rien, ça s’appelle de la composition !

Dossier rédigé par Nicolas Houguet et Kevin Dutot
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