Par KD, NC - publié le 20 novembre 2007 à 11h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h21 - 0 commentaire(s)
A ARMES EGALES - VRAIMENT PAS CLASSE
Si votre fantasme est de voir Demi Moore en débardeur et cheveux rasés alors ce film est fait pour vous. Le Lieutenant dans la section de renseignement de la marine Jordan O’Neil (Demi Moore) aspire à gravir la hiérarchie militaire pour être affectée en unité de combat SEALS. Jalousies, trahisons, humiliations et insultes vont devenir son lot quotidien mais la femme est à la hauteur du défi. Peut-être le plus mauvais film de Ridley Scott, A armes égales n’est pas un film de guerre mais un film féministe et politique aussi fin et subtil qu’un uppercut en pleine mâchoire. Scott nous avait pourtant habitué à traiter ses personnages féminins avec justesse, sachant magnifiquement les filmer (Blade Runner). Jane n’est pas là pour rigoler et elle va le faire savoir. Sa transformation nous est exposée longuement durant la première partie du film avec entraînement intensif et séances de bizutage. Rien ne lui est épargné et quand vient le temps de la guerre contre le méchant Kadhafi elle sauve tout le bataillon en ayant pris soin d’éviter toutes les balles malvenues. Tout le monde est sain et sauf à part le spectateur qui se retrouve devant un bout de pelloche atypique mais guère passionnant duquel seul Viggo Mortensen tire son épingle. Nouvel échec pour le réalisateur qui va devoir affûter ses armes (égales ?) pour revenir dans l’arène et redorer son blason. Ce sera deux ans plus tard avec Gladiator.


UNE GRANDE ANNEE - PAS CLASSE
Retrouvant son Russel Crowe de Gladiator, Ridley Scott s’offre une parenthèse avec cette comédie romantique ou suite au décès de son oncle qui l’a élevé un requin de la finance, machine à broyer le dollar, trouve le vrai sens de sa vie et l’amour au passage. Malgré un casting prometteur (Marion Cotillard, Albert Finney) et le décor du sud de la France cette adaptation du roman éponyme de Peter Mayle est plutôt décevante. Le film semble s’arrêter à une description des joies simples qui façonnent la vie avec l’amour comme complément ravageur. La Provence est filmée de façon très simple voire naïve, photographiée avec chaleur et sensibilité, mais reste une vision étriquée et caricaturale de la France qui nuit beaucoup à l’ensemble laissant la désagréable impression de regarder une longue pub sans saveur. Les acteurs n’ont pas l’air impliqués et l’histoire se perd dans un humour pataud et simpliste révélant les larges faiblesses du scénario. Inutile d’aborder le travail sur la psychologie des personnages, il est réduit ici à une peau de chagrin digne d’un épisode de série télé (l’amourette entre la provinciale et le trader). Quelle mouche à piquer Scott pour vouloir faire ce film sans âme, le vin lui ferait il tourner la tête ?

Dossier rédigé par kevin Dutot et Nicolas Chestier
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