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Classe/pas Classe : Robert Rodriguez [page 1]

Par La Rédaction - publié le 15 août 2007 à 03h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h30 - 0 commentaire(s)
Avant de retrouver son frère de pellicule Tarantino pour le projet Grind House, dont le second opus Planète Terreur arrive cette semaine dans les salles, Robert Rodriguez traîne une réputation de réalisateur asses controversé quant à la qualité de ses films. L'occasion parfaite d'un classe/pas classe sur une sélection de sa filmographie.


Sin City - Très Classe
Ironiquement, l’un des meilleurs films du réalisateur est celui dans lequel Rodriguez prend le moins de risques, s’effaçant pour transposer scrupuleusement et littéralement l’univers barré de Frank Miller. Avec un parti pris visuel super casse gueule imitant le dessin de Miller, Rodriguez secondé par le créateur de Marv en personne, accouche d’un objet bizarroïde plus proche du cartoon grand guignolesque vicelard que du grand film noir. Même si le réalisateur fournit le stricte minimum et doit tout à sa splendide base dessinée le résultat est là : le film est super fun, visuellement splendide et en plus nous offre un casting proprement anthologique. Voir des gueules comme Rutger Hauer, Mickey Rourke et Bruce Willis balancer du Miller en défouraillant tout le monde c’est quand même du bonheur en barre !
Stanislas Bernard


Une Nuit en enfer : très classe
Pour beaucoup de gens, Une Nuit en Enfer constitue le chef d'œuvre de Robert Rodriguez, jusqu'à ce que Planète Terreur vienne éventuellement nous détromper. L'on se pliera à ce jugement sans traîner du pied. Rarement dans un film de genre les mélanges auront aussi bien fonctionné, entre une première partie axée polar et prise d'otage au réalisme parfois inconfortable, et un second acte où les vampires s'invitent à la fête sans qu'aucun signe avant-coureur n'ait montré le bout de son nez, faisant basculer le film dans la folie complète et explorant l'autre bout du spectre de la violence; une violence fun de comic book. Pour autant, peut-on parler d'homogénéité? Non, et c'est justement ce qui fait la force du script de Tarantino. Le refus d'arrondir les angles, de faciliter les choses au spectateur, de lui servir ses pantoufles et son journal. Une fois ce postulat accepté, le reste n'est que du bonheur.

Le gore outrancier de la seconde partie fonctionne toujours aussi bien (K.N.B. au mieux de sa forme), et certaines idées complètement Z transportent de joie le fan de genre qui ne s'attendait qu'à un honnête divertissement. Le revolver–pervers (faute d'un nom plus adéquat), le crucifix formé par des fusils en croix, les pistolets à eau lanceurs d'eau bénite, le plan final… Le tout servi comme sur un plateau par George Clooney dans un de ses premiers rôles au cinéma depuis son départ d'Urgences, mais aussi par tarantino himself avec son personnage le plus conséquent à ce jour, Juliette Lewis, Harvey Keitel… Excusez du peu.
Bref ; sur la foi de ce métrage, s'il y a bien un genre où l'on peut se sentir en confiance avec Robert Rodriguez en tant que guide, c'est bien celui du film de zombies.
Cédric Muffat


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