DE L’OMBRE À LA LUMIERE (2005) – MOYEN CLASSE
Après le succès de
Un Homme d’exception, Russell Crowe retrouve son acolyte Ron Howard pour un nouveau projet attendu, la biographie du boxeur James J. Braddock, ancienne gloire du ring qui, durant la grande dépression, revient sur le devant de la scène afin de subvenir aux besoins de sa famille. Epaulé par la fadasse Renée Zellweger, qui joue sa femme, Russell Crowe se donne à fond dans ce très beau rôle, qui semble avoir une certaine résonance sur l’état de sa carrière. En effet, même si l’acteur n’est pas au bout du rouleau quand il entame le tournage de
Cinderella Man, De L’ombre à la lumière chez nous, lui et Ron Howard doivent néanmoins prouver qu’ils sont encore bankables à Hollywood, ce après les résultats mitigés de
Master and Commander : de l’autre côté du monde pour Crowe, et surtout le bide du western
Les Disparues de Ron Howard, avec Cate Blanchett et Tommy Lee Jones. Hélas, si le film se situe à quelques lieus de la médiocrité de
Un Homme d’exception, cela n’est pas suffisant pour faire remonter la côte des deux artistes, puisque
De L’ombre à la lumière essuie un échec au box-office américain, et rapporte tout juste la mise avec les recettes mondiales. Mais une fois de plus, le film connaît une certaine unanimité critique, démontrant malgré tout que Russell Crowe reste l’un des chouchous de la presse Hollywoodienne.
UNE GRANDE ANNÉE (2006) – PAS CLASSE DU TOUT
Russell Crowe ne retrouve pas les faveurs du public en faisant à nouveau équipe avec Ron Howard ? Qu’à cela ne tienne, il entame un nouveau projet avec Ridley Scott, le cinéaste qui a révélé son charisme au monde entier avec
Gladiator.
Une grande année relate le voyage initiatique d’un courtier débordé de Londres qui découvre un nouveau style de vie dans le sud de la France, et tombe amoureux d’une belle provinciale (incarnée par Marion Cotillard). L’opposition ville/province est au centre du film de Ridley Scott, qui ne peut pourtant s’empêcher de se référer aux clichés des paysans français, avec notamment quelques apparitions croustillantes de ridicule de notre Didier Bourdon national. Résultat :
Une grande année est une mélasse sirupeuse qui propose une imagerie de carte postale de la Province, et dans laquelle Russell Crowe a bien du mal, une fois de plus, à assumer le rôle du bellâtre romantique. Cerise sur le gâteau, le film se fait assassiner par la critique et essuie un four monumental au box-office. Cela n’empêchera pas Ridley Scott et Russell Crowe de retravailler ensembles, sur
American Gangster qui sort aujourd’hui, mais également sur
Body of Lies, actuellement en tournage, et dans lequel Crowe partage la vedette avec Leonardo Di Caprio.