Par La Rédaction - publié le 27 décembre 2007 à 05h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h27 - 0 commentaire(s)
Aussi étrange que ça puisse paraître, Sarah Michelle Gellar est sans doute l’une des actrices de sa génération à afficher la filmographie la plus osée. En effet, à côté de Sexe Intentions, la belle Buffy n’hésite pas à se lancer dans des expériences telles que The Grudge ou Southland Tales. De même, The Return confirme un intérêt certain pour des œuvres autrement plus estimables dans leur démarche que les productions pour ados décérébrés auxquelles on l’associe trop souvent (du style Souviens-toi l’été dernier, pour ne pas la citer). Zoom sur la carrière d'une actrice qui allie charme et talent...


THE RETURN (CLASSE)
Au cours d’un voyage dans son Texas natal, Joanna se retrouve dans une étrange ville déserte. Elle commence à avoir des cauchemars et des hallucinations qui vont déclencher des visions de sa propre dépression et de ses actes d’automutilation. Entre tourments psychologiques et réminiscences paranormales, The Return se place d’emblée à la croisée des chemins pour mieux instiguer le doute. Le personnage principal, victime d’hallucinations, croit pouvoir trouver la solution à ses problèmes en remontant le temps. L’idée d’un trauma provenant de l’enfance est solidement ancrée et tout le suspense repose sur cette (en)quête identitaire. Extérieurement, les gestes d’automutilation renvoient à un appel au secours lancé avec l’énergie du désespoir. Le réalisateur parsème son récit d’indices plus ou moins brouillons tout en s’appliquant à proposer une image bien léchée, avec notamment un travail sur la photo intéressant. Contrairement à l’impression de départ The Return ne parle pas tant d’un retour aux sources que d’une fuite en avant perpétuelle. L’héroïne n’affrontera ses peurs qu’une fois mise devant le fait accompli, forcée par ses hallucinations de trouver la raison de son mal être. La présence furtive du père renvoie à l’incompréhension chronique entre enfants et adultes, malgré la force de l’amour parental. Le film s’égare parfois trop dans sa volonté de créer une ambiance inquiétante. Certains passages paraissent inutiles, bien que leur mise en scène demeure de qualité. Surtout, le sentiment grandit au fur et à mesure d’assister à une histoire qui sent le réchauffé. Et le dénouement ne fait que confirmer cette crainte. Clairement, l’intérêt de The Return ne réside pas dans l’originalité de son intrigue mais plutôt dans son traitement, qui évite dans l’ensemble le recours aux grosses ficelles insultantes pour les habitués du genre.


A l’arrivée de ce voyage lancinant mais prenant, la certitude d’avoir assisté à une œuvre respectable même si elle ne se prête pas aux dithyrambes.


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