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Classe Pas Classe Science Fiction [page 1]

Par La Rédaction - publié le 20 août 2008 à 04h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h30 - 0 commentaire(s)
La science-fiction. Ce genre recèle en son sein un vivier inépuisable d'idées, laissant libre cours aux dérives les plus incroyables de l'imagination. La littérature puise depuis longtemps certains de ses chefs d'oeuvres dans cette matière insondable. Le cinéma l'a bien compris et tente la plupart du temps de transcender, avec plus ou moins de bonheur, ces écrits ayant posé avant lui les bases mêmes de la SF. Des classiques histoires d'extraterrestres (gentils ou hostiles) aux oeuvres d'anticipation les plus pertinentes, le rayon d'investigation s'avère bien trop vaste pour espérer effleurer une quelconque exhaustivité dans un Classe/pas classe. Nous nous contenterons donc modestement de survoler ici quelques films du genre ayant marqué en bien comme en mal nos rédacteurs. Et nous attendons bien sûr dans les forums vos films de SF passés au révélateur du célèbre Classe/pas classe !



2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE : Classe Ultime

Peut-on faire la critique d'un film comme 2001 ?
L'aspect « on n'y comprend rien » pose tout d'abord le premier obstacle. Certes, il est toujours possible d'interpréter les divers éléments du film sous tous les angles possibles : les oppositions des couleurs et leurs symboliques, la signification de HAL, au sens littéral (-> IBM), ou au sens figuré (le rapport de l'homme avec la machine)... la liste est longue, voir interminable. Le mythique monolithe enfin : il engendre plus de questions que de réponses (l'existence d'une vie extra-terrestre, le sens de la vie, etc.). L'autre aspect qui bloque toute réelle analyse, c'est Kubrick lui même, avec tous les thèmes qui lui sont chers (obsessionnels ou non). Faut-il faire alors une analyse détaillée de l'oeuvre du cinéaste dans son ensemble, comme un biographe à deux sous qui se contenterait de recopier les propos tenus par les professionnels qui ont vraiment consacré une bonne partie de leur vie à décortiquer le moindre mouvement de caméra, la moindre réplique imaginée par le réalisateur ?

Le mixage de ces deux éléments (sans oublier la collaboration étroite de A.C.Clarke) fait qu'il serait bien prétentieux de vouloir en tirer un quelconque sens profond, ou une équation ultime capable de résoudre l'énigme qu'est 2001. Voilà tout simplement un film qui porte bien son titre : c'est une odyssée que de chercher une vérité cachée derrière chaque plan. 2001, L'odyssée de l'espace est-il le film de science fiction ultime ? Impossible de répondre de manière catégorique. D'un point de vue purement cinématographique il s'agit toutefois d'une uchronie événementielle et charnière dans l'histoire du genre. Resitué dans l'époque, à un an du premier pas sur la Lune, le réalisme est de rigueur : la technologie, la physique (pas de son dans l'espace par exemple) sont des éléments qui tranchent radicalement avec la SF golden age aux « robots boite de conserve », aux soucoupes volantes et aux monstres caoutchouteux.



Reste le côté « métaphysique » qui en déstabilise(ra) plus d'un. Pourquoi ne simplement pas prendre 2001 pour ce qu'il est ? Une expérience ultime (the ultimate trip) ! A chaque vision, il est tellement plus simple et plus jouissif de s'immerger dans l'univers imaginé par Clarke et Kubrick, de suivre la découverte du mystérieux artefact rectangulaire sur la Lune, de voyager avec Dave à bord du Discovery, supervisé par HAL, l'ordinateur doué d'une conscience, puis à travers le monolithe : devenir comme lui, un enfant qui contemple les étoiles ?


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