MINORITY REPORT : CLASSE
Voir en
Minority Report une oeuvre phare est peut être allé vite en besogne même si l'idée de base du scénario, très originale et alléchante, et l'absence presque totale dans le film de compassion envers ses héros a de quoi fasciner. Pour autant, le film en impose de part un retour à la réalisation ingénieuse, énergique, surprenante et euphorisante de Steven Spielberg, ainsi qu'une identification au personnage principal assez remarquable.
LE DERNIER SAMOURAI : PAS CLASSE
Malgré la prestation inspirée de Cruise et une réalisation tout ce qu’il ya de plus honorable de Zwick (un grand habitué des fresques historiques), le film peine à trouver un réel souffle, ce souffle épique nécessaire aux grandes fresques. Le scénario semble avoir été volontairement aseptisé pour toucher un public américain le plus large possible, jamais trop intellectuel et suffisamment intelligent pour qu’ils n’aient pas l’impression d’être pris pour des idiots. On aurait aimé que Zwick retrouve ses élans lyriques de
Glory mais il est fort à parer que la présence de Tom Cruise à la production aie un peu trop joué sur l’aspect blockbuster du film (et qui sait, la quête d’une petite statuette).
COLLATERAL : LA CLASSE ULTIME
Collateral propose un mélange parfait entre action, suspense, et réflexion sur ce qu'il est, enrobés dans un superbe emballage fait d'acteurs à leur apogée, et d'une mise en scène remarquable.
LA GUERRE DES MONDES : CLASSE
Avec
La guerre des mondes, Steven Spielberg dévoile les extra-terrestres sous leur jour le moins flatteur, aux antipodes de ses divins
E. T. et
Rencontre du troisième type. Un film qui reprend certes la trame de H.G.Wells, mais n'en dissimule pas moins l'inquiétude d'un cinéaste face aux fondations branlantes d'une Amérique post-11 obsédée par ses propres peurs. Malgré une certaine démonstration dans les ambitions, ce block-buster stimulant déploie des trésors d'inventivité formelle.