Par La Rédaction - publié le 06 novembre 2007 à 08h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h12 - 0 commentaire(s)
DRACULA 2002 PAS SUPER CLASSE
Preuve que l'histoire est atemporelle : Dracula 2000 aux Etats-unis devient Dracula 2001 en France (histoire de ne pas trop faire daté lors de la sortie salles). On s'attendait à un Dracula 2002 en DVD, mais ils se sont contentés de reprendre le titre cinéma. Quoiqu'en dise Wes Craven à travers ses différentes interviews, Dracula 200x n'apporte pas grand chose au mythe du vampire. Toujours le même bonhomme, toujours les mêmes pouvoirs et les mêmes faiblesses, toujours le même ennemi. Il faut toutefois reconnaitre certains points originaux au scénario telle que la servitude de Van Helsing face à son ennemi de toujours et le fait que la vierge de service travaille à Virgin et porte un t-shirt du même nom. La mise en scène de Patrick Lussier (monteur attitré de Wes Craven qui avait d'ailleurs monté Un vampire à Brooklyn) est soit fatigante soit énergisante (au choix) tant elle est rentre dedans et cut. Matrix est passé par là et cela se ressent malheureusement : si les combats ne sont pas kung-fuesques , les mouvements des protagonistes et le montage font très mode (de 1999). Mais l'ensemble marque quand même des points avec une musique sympa, des acteurs sympas (Christopher Plummer modèle de sympathie et une bande de jeunes actrices également très sympathiques) et quelques décapitations highlanderiennes sympas (nouvelle arme contre les vampires : le sécateur). Dommage que le final soit faiblard et en contradiction totale avec le reste du film. Bref un film qui ne détrônera pas Vampire, vous avez dit vampire de son leadership des transpositions comtemporaines des films de vampires. GL


LE BAL DES VAMPIRES TRES CLASSE
Le bal des vampires est de ces films où tous les éléments semblent être à leur place, où tout; du scénario aux décors en passant par les costumes et l'interprétation, a bénéficié d'un soin inespéré; un de ces films enfin dont on aime se remémorer les scènes marquantes en ricanant bêtement. Et Dieu sait que ces dernières sont légion. De la rocambolesque poursuite en luge à la tentative d'infiltration ratée dans la crypte du Comte en passant par le bal lui-même ou tout simplement l'hallucinante galerie de seconds rôles (le bossu, irrésistible), Polanski a livré là une œuvre aussi généreuse qu'intemporelle; à tel point qu'il n'est pas exagéré de le saluer comme un des meilleurs films de vampires "classiques" fait à ce jour. CM


L’OMBRE DU VAMPIRE PAS CLASSE
Le film n'atteint jamais son but, qui était vraisemblablement de nous servir une métaphore sur le rapport du créateur avec les pantins dont il use à ses propres fins. Merhige fait de Murnau, l'un des plus immenses génies de l'histoire du cinéma, un illuminé confondant fiction et réalité, sachant avant le premier tour de manivelle que son film impressionnera des générations de spectateurs et ne planifiant jamais son tournage. Même s'il est clair que le propos n'est pas ici de relater le véritable tournage mais plutôt de prendre ses distances avec tous ces personnages réels (l'un d'entre eux meurt d'ailleurs sur le tournage contre toute vérité historique) qui ne sont plus que prétextes à une fiction fantaisiste, on ne peut que regretter d'avoir à faire son deuil d'une substance narrative puissante autrement plus riche en information sur les affres de la créativité que ne le sont les pâles pantins qui gesticulent sous nos yeux (même Malkovich n'échappe pas à ce jeu de massacre). Un soin maniaque apporté à l'image ne laisse cependant de surprendre agréablement et fait régulièrement illusion. Les va-et-vient incessants entre les images du tournage (en couleurs) et celles enregistrées par la caméra (noir et blanc d'époque) créent un envoûtant ballet évocateur et féerique. On a à plusieurs reprises la saisissante impression de faire de brusques sauts dans le temps au gré des crises d'angoisses ou de lucidité d'un Murnau camé jusqu'aux yeux. A défaut d'avoir un centième du génie de son sujet, Merhige est un technicien très compétent (bien qu'un piètre narrateur) et justifie pleinement le choix porté sur lui par le producteur de Saturne Films, Nicolas Cage en personne. L'ensemble est malgré tout très peu convaincant et fait preuve d'une impardonnable naïveté (aucun suspense; références imbéciles à Eisenstein comme cinéaste majeur à une époque où la presse devant sûrement ignorer jusqu'à son nom). CR

LE CIRQUE DES VAMPIRES UN PEU CLASSE
Le Cirque Des Vampires / Vampire Circus (1972), premier film du britannique Robert Young (qui tourna il y a quelques années la séquelle de Un Poisson Nommé Wanda) avec Adrienne Corri (Orange Mécanique) et Thorley Walters (Dracula Prince Des Ténèbres). Très sympa. CR

Dossier réalisé par Romain Le Vern, Philip Dowland, Georges Léger, Cédric Renier, Cédric Muffat & Gui.
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