Par Stanislas Bernard - publié le 04 août 2008 à 15h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h59 - 0 commentaire(s)
Malgré tout le bien que l’on pense d’un film et la place qu’il occupe dans notre petit cœur d’amoureux d’un cinéma décomplexé, il faut se rendre à l’évidence : c’est peut-être bien un nanar en puissance. Alors oui, le film d’aujourd’hui est Commando, et on aura traité de films largement plus « mauvais » ou ratés mais il arrive que l’envie de se moquer gentiment des œuvres de cette rubrique laisse la place à une déclaration d’amour pour l’œuvre en question tout comme le fait si bien notre Colin Farrell du Havre (la Miami Normande) dans son hautement recommandable Popcorn Reborn du vendredi. Oui, Commando est un monument du cinéma d’action bourrin des années 80, un cinéma comme on en fait rarement aujourd’hui (Bad Boys 2, Doomsday), et oui il y a des sacrés moments nanars dedans. Mais bon sang qu’est-ce que c’est bon !





Tout un lot d’éléments nanardesques disséminés ici et là par un Mark L. Lester rompu au genre qui donne toute sa saveur au film lors des scènes kitsch, gores, jouissives et où le grand n’importe quoi prend fièrement le dessus.



Bien avant les frères Wachowski, Joel Silver (Dieu bénisse cet homme) et Mark Lester nous emmènes dans la dimension Matrix. Pas celle d’un Keanu Reeves inexpressif (c’est son métier), non, ici c’est la dimension d’un astéroïde venu tout droit d’Autriche pour exploser le cinéma mondial dans un déluge de flammes, de nuques brisées et de répliques mortelles. Arnold Schwarzenegger nous propose d’assister au commencement de son règne. Bienvenu dans la dimension John Matrix. John Matrix, un professionnel au service d’une passion.



Faut attendre quelques minutes pour voir Commando tomber tranquillement dans le délire le lus total. Après une ouverture plutôt quelconque où l’on assiste à quelques exécutions sommaires d’anciens commandos par cette vielle tronche de Bill Duke, on arrive tout naturellement sur la présentation de la star.
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