Par Stanislas Bernard - publié le 04 août 2008 à 15h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h59 - 0 commentaire(s)
Et autant le dire tout de suite ce cher Mark Lester n’y vas pas avec le dos de la cuillère : gros plan sur les muscles surdimensionnés recouvert de sueur, insert sur une tronçonneuse et plan iconique où le héros se dévoile dans sa splendeur masquant le soleil et portant un tronc. Pas une grosse bûche, non, non un véritable tronc ! On sait direct que l’on a faire à un mec, un vrai, qui sent le taureau et qui pisse de la testostérone par litres entier.





Mais alors que l’on pressentait le début d’une scène d’action le réalisateur nous prend au dépourvu et signe un des génériques le plus kitsch de la carrière de Schwarzy. On voit notre Monsieur Univers qui joue au papa modèle avec sa petite fille interprétée par Alyssa Milano, dans sa superbe maison en montagne. Au programme piscine, pêche, ballade avec une copine biche et entraînement au close combat !





Passé ce grand moment ultra niais mais bien drôle, le film par tambour battant par l'arrivée impromptu des salauds de services avec à leur tête Bennett ancien coéquipier revanchard de John Matrix joué, ou plutôt habité par Vernon Wells qui a encore gardé ses costumes de Mad Max 2, mais qui cette fois, pour notre plus grand plaisir c’est fait la tête de Freddie Mercury. Comme méchant on a vu plus imposant ! Mais qu’importe, on est là pour s’amuser et il ne faudrait surtout pas qu’un autre acteur charismatique super balèze vienne faire de l’ombre à notre tendre Schwarzy (si cela est humainement possible). Des salauds qui enlèvent la fille de Matrix pour le forcer à aller tuer un président d’un petit pays d’Amérique latine afin que l’ancien dictateur d’opérette reprenne sa place. Car seul John Matrix est capable de renverser un gouvernement en quelques heures. À ce moment-là du film c’est l’heure de gloire des méchants. Ils tiennent Matrix enchaîné, ils paradent avec leurs plus beaux costumes et cabotinent comme des dégénérés. On se dit alors : « Ok les gars continuez comme ça. Profitez en parce que quand le père Matrix va avoir l’occasion, il va tous vous faire payer ça au centuple ! »





Et effectivement ça n’a pas traîné, et le plan des méchants par direct en vrille. Matrix préférant péter une nuque et sauter d’un avion en vol (essayez chers lecteurs, c’est original) pour se lancer à la recherche de sa fille, laissant dans son passage, comme on l’espérait, chaos et mort. Le film part dans une course effrénée (pas trop quand même, c’est Mark Lester pas McTiernan) où Matrix va tomber sur la potiche de service qui va l’aider à se lancer à la poursuite de cette brochette de salauds.


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