Après avoir consacré un
Court à la Une au film de genre la semaine dernière avec
Sinistra, c'est maintenant aux films de super-héros que nous allons nous intéresser. Et plus particulièrement à David Sarrio, réalisateur apparemment totalement inconnu du grand public, mais dont les films ont de longues et passionantes histoires à raconter. A travers les 4 courts-métrages principaux que nous vous proposons aujourd'hui, vous comprendrez mieux en quoi David Sarrio a peut-être sa chance de devenir un Alexandre Aja de l'industrie Marvel !
Après des études qui ne le vouaient absolument pas à devenir réalisateur, David
Sarrio se lance donc dans la mise en scène d'un teaser de
Daredevil, qui
apparaît clairement comme une oeuvre fauchée au niveau des costumes, mais qui
prouve déjà le soin apporté aux couleurs et au découpage technique qui feront
son succès. Par la suite, avec
Projet Gamma, film beaucoup plus ambitieux où le
héros est un certain Bruce Banner (comprendra qui pourra), et
Feedback, un
promo-reel d'un film en cours d'écriture qui a suscité un vrai intérêt auprès
des investisseurs lors du marché de Cannes 20O5, Sarrio continu son petit bout
de chemin. Eveillant ainsi la curiosité d'Hollywood et des maisons de
production, il tourne alors un teaser absolument sublime de
The Punisher 2, dont
le destin sera particulièrement révélateur. Pour faire simple avant de revenir
plus en détail sur l'aventure dans l'entretien qui suit, ce petit teaser n'était
ni plus ni moins destiné à
Lion’s gate qui prépare une suite au navet de
Jonathan Hensleigh...
Comment s'est révélée votre passion pour les comics ?Enfant, je lisais toutes les BD qui me tombaient entre les mains. Mais, je sais
que je suis tombé immédiatement sous le charme des super-héros. Une mythologie
moderne « s’animaient » sous mes yeux. La force des dessins et des histoires,
des costumes bariolés, visuellement expressif, des capacités surhumaines… tout
concourait à faire « s’évader » le môme que j'étais…et que je dois probablement
être encore (Rires). J'ai d'abord été bercé par les DC Comics avec Batman et Superman (j’ai pour ce
dernier un amour particulier, de l’ordre de l’affectif) puis j’ai découvert
Spiderman avec Strange…Et le reste de l’écurie Marvel..
L'idée d'adapter ces comics vous a t'elle poussée à la réalisation ?Oui, car avant ma passion pour la mise en scène, il y a celle des comics. En
faites, l'idée de réaliser des films est arriver à la pré-adolescence, lorsque
j'ai découvert des magazines comme Starfix ou Mad Movies. Je rêvais secrètement
de devenir réalisateur, même si je n'avais aucune expérience dans le milieu et
que j'avais un parcours scolaire qui s’annonçait chaotique. Je voulais « rendre
vivant » sur grand écran les super héros que j’adorais !
Votre premier court-métrage est une bande-annonce, celle de Daredevil. Comment cette idée de faire un récit de 5 minutes vous est venue à l'esprit ?Et bien, j’étais motivé par cette envie de « rendre vivant » un super héros.
C’était aussi un pari esthétique qui, j’espérais, me permettrait de me faire
remarquer par le milieu. Je me suis rappelé de mes expériences de lecteur
lorsque j’étais gosse. Je voulais donc plonger le spectateur dans un bout
d’histoire comme dans un comic strip. Le cliffangher final rendait aussi
hommage à un autre genre, les serial. J’ai longtemps fantasmé sur l’affiche du
serial du superman des années 40.