Konnichiwa & Irasshaimase! Franchement, je crois que c’est l’ouverture de texte la plus fracassante que l’on ait pu lire depuis un bon moment! Ouvrir son introduction par deux mots japonais, j’appelle tout simplement ça du génie! Cependant, il faudrait rendre à César ce qu’il lui appartient puisque cette initiative n’est absolument pas la mienne mais celle d’un des plus grands acteurs que la Suède offrit au monde, l’incroyablement expressif Dolph Lundgren! Je sens dans les regards de certains comme un léger doute et les quelques frissons qui parcourent l’échine des lecteurs me poussent à vous expliquer un peu plus longuement le pourquoi du comment nous en sommes arrivés au point de nous retrouver pour partager ensemble ce fameux
Dans les Griffes du Dragon Rouge, qui pour beaucoup restera sans doute un film à classer dans les nanars et surtout dont la présence ici mérite d’être préciser. Aussi, allons à l’essentiel et mettons en lumière ce qui aurait du être laisser dans les abîmes rédactionnelles. 15 juillet dernier, aux alentours de 16 heures, un courriel pénètre discrètement ma boite aux lettres virtuelle et se place comme si de rien était, et ce avec un titre exceptionnellement bien trouvé, au beau milieu de la centaine de mails quotidiens (oui, la vie d’un journaliste est rude et je remercie tous ceux qui, le matin en se levant, ont une petite pensée pour votre serviteur qui trime, sans relâche, pour vous faire revivre quelques instants de magie!). Bref, laissons ici les lamentations et résumons la situation au fait d’une part, que le sacrifice est, chez moi, inné mais surtout que ce mail au titre si énigmatique me faisait de l’œil de manière provocante… Le titre? Il est normal de vous le faire partager: « John Matrix: un professionnel au service d'une passion »!

Tout simplement grandiose, le génie a côté de cela étant réduit à sa plus vulgaire représentation. Dans un sens, je me dois de saluer la dextérité textuelle de mon camarade et confrère - car oui, il s’agissait bien d’un ami journaliste - et surtout son ouverture d’esprit exceptionnelle qui lui permit d’appréhender l’œuvre qu’il évoquait avec une telle virulence amoureuse. Mais le plus dur, malheureusement, était à venir puisque cette petite correspondance n’était que pour une seule raison: savoir si je ne comptais pas traiter cette œuvre si géniale, qui restera pour le coup anonyme, dans votre rubrique préférée puisqu’il souhaitait le placer dans la catégorie du Nanar du mois! « Comment? » hurlais-je en secouant ma dulcinée qui depuis s’est trouvée une vocation de punching ball et en scandant des infamies telle que Sacrebleu et tant d’autres d’interjections haineuses! Mais après quelques secondes de self control appris lors de mes jeunes années au club Tai-chi du coin, je me lançais dans une réponse toute en finesse qui ressemblait à peu près à cela: « Cher confrère! J’apprécie sincèrement que vous prêtiez autant d’attention au film mettant en scène ce tellement sympathique Monsieur Univers sous la direction d’un Mark L. Lester incorrigible. Je sais - puisque vous le précisez si poliment dans votre courrier - que vous traiterez ce film avec un respect et une tendresse pudiques si appropriés pour la musculature de John Matrix.