Par - publié le 11 août 2009 à 09h04 ,
MAJ le 26 septembre 2009 à 03h12 - 0 commentaire(s)
Réalisateur, scénariste et acteur, Denis Podalydès a plus d'un tour dans son sac et une filmographie très riche qui n'a cessé d'émouvoir depuis 20 ans. Un tour d'horizon de celle-ci s'imposait à l'occasion de la sortie de Neuilly sa mère !.

Versailles rive gauche (1991), de Bruno Podalydès : Très Classe
Comédie au format peu orthodoxe, Versailles Rive Gauche a bénéficié à sa sortie d'un extraordinaire bouche-à-oreille lors de sa sortie en salles. Les deux frères Podalydès mettent en place avec ce film la base de leur cinéma. Un homme est pris dans une situation banale avant qu'un détail trivial ne fasse tout dérailler. Denis Podalydès incarne Arnaud, qui pourrait être le frère d'Albert, le héros de Dieu seul me voit tant les deux se ressemblent.



La Belle verte (1996), de Coline Serreau : La Classe ultime
Avoir jouer dans un film de Coline Serreau, c'est déjà la classe en soi. Peu connu au sein de sa longue carrière, La belle verte constitue pourtant une très belle réussite à la fois drôle et délicate, une satire de notre Monde teintée d'une poésie et d'une fraicheur incomparables. Denis Podalydès y interprète un personnage secondaire, du nom de Papapote, et côtoie une belle brochette de comédiens tous aussi talentueux les uns que les autres, de Vincent Lindon à Francis Perrin, en passant par Patrick Timsit, Marion Cotillard, Yolande Moreau, Armelle, et Claire Keim. Avec pour thèmes principaux la pollution, la surconsommation et la violence (quelle que soit sa forme), La belle verte demeure plus que jamais d'actualité. A redécouvrir de toute urgence. Dommage qu'il reste introuvable, ou presque, en DVD (il existe au sein d'un coffret réunissant l'intégrale de Coline Serreau).

La Divine poursuite (1997), de Michel Deville : Pas classe du tout
On a connu Michel Deville plus inspiré. La première erreur est d'avoir choisi l'un des « acteurs » (?) les plus fades du milieu des années 90, le dénommé Antoine de Caunes. Néanmoins, le malheureux n'y est ici pour rien, perdu au beau milieu d'une histoire en manque de crédibilité et surtout de profondeur. En résumé, une pléiade de personnages aussi ridicules les uns que les autres se lancent à la recherche d'une statuette, égarée au cours d'un improbable quiproquo. On ne retiendra que la performance de Richard Gotainer, dont l'interprétation se veut toutefois plus proche du nanar que de la Comédie Française.

Dieu seul me voit (Versailles-chantiers) (1998), de Bruno Podalydès : Très classe
Dieu seul me voit est le premier long-métrage de Bruno Podalydès dont il a écrit les dialogues avec son frère Denis. Hommage à l'hésitation, ce film, auréolé du César de la première oeuvre, est un régal de tous les instants. Avec sa réalisation et son montage d'une fluidité remarquable, les Podalydès signent une des plus grandes réussites du cinéma français de ces dernières années.



La Mort du Chinois (1998), de Jean-Louis Benoît : Pas vraiment classe
Les années 90. Quelle affreuse période cinématographique où le cinéma français tentait de se renouveler en récupérant bon nombre de comédiens issus de la scène ou du petit écran. Antoine de Caunes y a eu droit, José Garcia se devait de subir le même sort. La mort du Chinois fut l'un des premiers longs métrages où il trôna en haut de l'affiche. Entre La Vérité si je mens ! et Jet Set, l'acteur donna donc le meilleur de lui-même, espérant ainsi se faire une place au sein du Septième Art. Malgré tous ses efforts, La mort du Chinois ne restera pas dans les annales. Michel, auteur de livres pour enfant, a toujours été gâté par la vie, jusqu'au jour où sa femme le quitte pour un Chinois. Il se lance alors à leur recherche afin d'achever son rival. Là où un certain Dupontel aurait réalisé une extraordinaire folie cinématographique, Jean-Louis Benoît ne signe ici qu'un pauvre téléfilm, sans grand relief. Denis Podalydès semblait déjà ne pas y croire...



Rien sur Robert (1999), de Pascal Bonitzer : Assez classe Si le film tient la route, c'est essentiellement dû aux comédiens qui font tous preuve d'une grande justesse.

Les Enfants du siècle (1999), de Diane Kurys : Pas classe Le problème vient en fait directement de Diane Kurys et du scénario car en 133 minutes, jamais on ne se sent concerné par cette histoire qui aurait dû être passionnante d'un bout à l'autre. Tout ce à quoi nous faisons face est un film esthétique mais sans passion. Dommage.


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