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Dennis Quaid, Top Niveau [page 4]

Par Damien Duvot - publié le 19 mars 2008 à 05h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 13h41 - 0 commentaire(s)
Au contraire de beaucoup d’acteurs, la carrière de Quaid fut en deux teintes. D’abord il était la grande star, celle qui mettait en avant le film : Great Balls of fire ! mentionnait : « Dennis Quaid est Jerry Lee Lewis ». Au moment de son grand succès, à savoir mid-80’s jusqu’en 1990, il jouait souvent des rôles d’homme célibataire, désabusé, qui tombe amoureux à la fin du film, comme pour Everybody All-American, The Big Easy ou D.O.A. Dans Innerspace il était starifié directement en ouverture du film et montré comme le héros qui va se retrouver dans une mauvaise situation. Depuis Gordon Cooper, le style Quaid, dans les années 80, consistait à garder un genre de côté cool et nonchalant. Il se sortait souvent des situations épineuses avec le sourire, d’un air « je m’en foutiste ». Quaid c’était la coolitude absolue, comme dans Undercover Blues, son dernier rôle du genre. Dans cette comédie d’action, il est un agent des services secrets américains, en vacances avec son épouse (Kathleen Turner), elle aussi dans le même business. Ils doivent pourtant tenter de poursuivre leurs congés, tout en empêchant une vilaine méchante (Fiona Shaw) de faire exploser des têtes nucléaires et en s’occupant de leur bébé. Le film est vraiment plaisant à regarder, baignant dans l’ambiance de la nouvelle Orléans, où Quaid et Turner se battent toujours avec le sourire. Néanmoins, le film sera un échec, mais ce premier rôle de père sera le début d’une longue lignée, correspondant justement à un fort besoin de renouvellement de carrière.


On remarque alors que depuis la fin des années 90, Quaid joue exclusivement des rôles de père de famille. Adieu le héros célibataire cherchant la romance et bonjour les couches culottes. Traffic mis à part, sa filmographie est uniquement focalisée sur le paternalisme. Dans Frequency, il est le père décédé complétant sa relation avec son fils à travers les ondes radios ; dans The Parents Trap il est un parent divorcé qui se retrouve avec la mauvaise fille (ce sont des jumelles séparées à la naissance) ; dans The Rookie, il abandonne famille et enfants pour se consacrer au baseball… Et la liste continue : pour The Day After Tomorrow il traverse une partie des Etats-Unis sous la neige pour retrouver son fils, dans Far From Heaven il tente de cacher à sa famille son homosexualité, In Good Company il doit gérer le fait d’avoir un patron plus jeune que lui qui couche avec sa fille et sinon, il possède un rôle de mentor comme pour Any Given Sunday où il finit par coacher Jamie Foxx ou dans le Vol du Phoenix en étant le chef improvisé des survivants. Si l’on compare avec les acteurs d’Outsiders, par exemple, aucun d’entre eux ne joue des rôles familiaux. Tom Cruise est toujours célibataire au cinéma (ou divorcé et le restant comme dans War of The Worlds), Emilio Estevez, Matt Dillon ou Rob Lowe n’ont jamais de rôles familiaux. Quelle autre star des années 80 peut se vanter de pouvoir désormais faire le succès du film, sans pour autant apparaître comme le loup solitaire ? (à part Tom Hanks).


En vingt ans de carrière, Quaid possède de nombreux visages et rôles différents. Il a incarné moult figures historiques (Doc Holliday, Jerry Lee Lewis, Gordon Cooper ou Georges Bush Jr.); aura tourné dans des films d’auteurs intimistes, dans des gros Blockbusters, des comédies enfantines (oui, j’oublie forcément le « Parent’s Trap » et le « Yours, Mine and Ours » des studios Disney), ainsi que pour des films à oscars... Cette année, outre Angles d’attaque (où, il protège le président), on le verra dans la comédie dramatique Smart People avec Ellen Page (Juno), dans le film d’horreur The Horsemen et enfin, dans l’adaptation sur grand écran de la série GI JOE par Stephen Sommers. Quaid a d’ailleurs déjà signé pour deux suites. On risque donc de retrouver le sourire ravageur de Dennis Quaid très souvent au cinéma, et moins dans les tabloïds. D’ailleurs, outre le cinéma, on peut aussi le voir en concert avec son groupe « Dennis Quaid and the Sharks » où il joue en pantoufles ; à condition bien entendu d’habiter les USA.
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