Ceux qui nous suivent depuis un petit moment l'auront sans doute remarqué : au détour de dossiers consacrés aux slashers, de chroniques DVD ou autres, un titre revenait très souvent, son absence étant incompréhensible dans notre verte contrée ! Période propice à la découverte de bandes horrifiques oblige, nous vous présentons régulièrement quelques direct-to-DVD plus ou moins pertinents et, à notre plus grande joie, alors que nous ne l’attendions plus, voici que débarque tranquillement mais sûrement ce
Behind The Mask : the Rise of Leslie Vernon que nous aimons tant. Rebaptisé assez logiquement et pour l’occasion
Derrière le Masque, ce petit métrage de rien du tout mais au potentiel énorme va vous être enfin révélé ! L’occasion pour nous de faire son apologie… Et comme on attendait ce moment depuis longtemps, on ne va pas se gêner !
Un film comme
Derrière le Masque trouve son origine dans une actualité cinématographique assez trouble : tandis que les majors tentent, avec plus ou moins de tact, de recycler un pan entier du cinéma de genre dont les originaux ne seront sans doute jamais découverts par les jeunes générations - considérées par définition comme écervelées -, un jeune homme dans son coin ronchonne en silence. Ce type, c’est Scott Glosserman, un de ces trentenaires californiens, passionné mais grand oublié d’Hollywood, et qui vit finalement assez mal la tournure des événements. Pour lui tout ce qui se trame, toute cette relecture futile occasionnée par les studios en manque d’inspiration, tient plus du sacrilège intéressé que du réel hommage que revendiquent certains… Ainsi, parallèlement, deux écoles se montent dans les hordes d’aspirants cinéastes : d’un côté, ceux qui pensent que certains classiques sont surestimés mais suffisamment riches pour emmancher de réels chefs d’œuvres et de l’autre, ceux qui soutiennent que les joyaux d’autrefois ne demandent qu’à être dépoussiérés pour resplendir comme avant… Cette seconde école aurait même tendance à pondre volontairement des œuvres référentielles et assumées, de manière à ne dénaturer à aucun moment leurs trésors matriciels. Initiée par l’apparition de pop-director dont la figure de proue se nomme Tarantino ou d‘un revival ambivalent du genre avec le tendancieux
Scream de Wes Craven, cette vision est vite assouvie par des métrages tels que
Shaun of the Dead ou
Hot Fuzz de Wright et Pegg, les films de Rob Zombie (jusque dans ce faux remake mais vraie interprétation du Halloween de
John Carpenter), ceux de James Wan (entre le gothique
Dead Silence et le vigilante Death Sentencew…) ou même les essais d’Eli Roth… Deux visions qui s’affrontent implacablement et définissent finalement les faiseurs et les auteurs…