1. >
  2. >
  3. >
  4. >Doomsday : Apocalypse Now! - Tout sur le phenomène choc [page 3]

Doomsday : Apocalypse Now! - Tout sur le phenomène choc [page 3]

Par - publié le 19 mars 2008 à 16h05 ,
MAJ le 25 février 2010 à 11h01 - 0 commentaire(s)



INTERVIEW NEIL MARSHALL
Membre du jury au dernier festival de Gérardmer, Neil Marshall est courtisé par les journalistes qui n’en peuvent plus d’attendre Doomsday. En interview, il donne des pistes précises sur ce qui risque d’être pris pour un film de science-fiction extrêmement sérieux et se présente en réalité comme une blague rétroactive pour nerds surexcités.



Quelles ont été vos influences pour Doomsday?
Mad Max 2, de George Miller; The Warriors, de Walter Hill; et New York 1997, de John Carpenter. Ce sont les références majeures que j’ai isolées et mixées. Ensuite, j’ai puisé dans différents régimes d’images comme le clip vidéo pour créer quelque chose de viscéralement anarchique. Un peu comme si je mélangeais des éléments qui ne fonctionnent pas ensemble. Et là, je pense aux clips Wild Boys de Duran Duran et Two Tribes de Frankie Goes to Hollywood qui m’ont été utiles d’un point de vue visuel. Tout ça appartient à la culture des années 80. A cette époque, on n’avait pas peur de réaliser de vrais projets post-apocalyptiques. C’est pour cette raison que j’ai refusé d’utiliser les nouvelles techniques. Il fallait à tout prix retrouver cette esthétique des années 80.


Dans le cinéma actuel, comment faut-il considérer Doomsday?
Il y a une volonté de briser ce qui n’est jamais dit, pour ne pas dire "assumé", dans certains films d’horreur récents. A savoir qu’un virus implique forcément des mutations et donc que des êtres humains deviennent des zombies. J’ai essayé de prendre le contre-pied de cet amalgame en assurant que le contexte post-apocalyptique ne devait pas être un prétexte pour balancer des zombies à l’écran à cause d’une pandémie. Le jour où ce genre de catastrophe arrivera, je peux vous assurer qu’il n’y aura pas un seul zombie. Mais juste des hommes et des femmes qui vont subir les conséquences. Je me situe plus du côté de Alerte!, de Wolfgang Petersen que de 28 semaines plus tard.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec des acteurs comme Bob Hoskins et Malcolm McDowell?
Disons que j’ai bénéficié de plus de moyens sur Doomsday. Ce n’était pas le cas sur Dog Soldiers et The Descent. J’étais dans des conditions idéales de film américain. Je me suis lâché. Et j’ai pu réunir le casting que je souhaitais en choisissant les acteurs en fonction des personnages. J’étais content d’avoir Rhona Mitra pour le rôle principal; Bob Hoskins et Malcolm McDowell, Alexander Siddig et Adrian Lester dans des rôles plus secondaires mais essentiels à l’intrigue. J’ai également utilisé des acteurs de Dog Soldiers et des actrices de The Descent.


Que retenez-vous de cette expérience?
Rien que du positif. Pour moi, Doomsday reste un challenge parce que nous avions des contraintes de budget et d’emploi du temps à respecter. Nous avons voyagé à travers le monde. Mais ce qui reste le plus agréable, c’est d’avoir pu travailler avec des gens qui respectaient mes intentions et partageaient les mêmes centres d’intérêt que moi. C’est une opportunité qui ne se représentera pas tous les jours.
Vos réactions


logAudience