Par Arnaud Mangin - publié le 19 septembre 2008 à 03h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h27 - 0 commentaire(s)
A l'occasion de la sortie de Amityville en Edition Collector la semaine prochaine, et de son remake dans les salles le 01er Juin prochain, nous vous proposons un petit retour sur la saga en trois épisodes pour accompagner le test du double DVD de MGM.


Dans l'univers parallèle du cinéma fantastique, s'il est un personnage qui n'a cessé de faire parler de lui à toute les sauces, c'est bien Satan, alias le Prince des Ténèbres, ou Lucifer, ou n'importe quel autre nom qu'on a pu lui affubler. L'immonde personnage reclus dans le sein le plus profond de la planète ne manque alors aucune occasion de se manifester à travers moult opportunités avec plus (années 70 avec l'Exorciste ou La Malédiction - The Omen) ou moins (années 90 avec Stigmata, La fin des temps) de conviction. Pourtant si ce dernier s'avèrerait réellement installé ici bas comme un kyste graisseux sous la peau, l'énorme furoncle lui servant de sortie se situerait au 112 Ocean Avenue à Amityville, banlieue de New York. En effet l'effrayante demeure du diable, non contente d'entraîner dans son sillage des petites victimes qui feront peur à leur tour lorsqu'elles seront de vilains fantômes, s'est offerte une série de suites globalement médiocres nourries d'événements étranges et créatures en tout genre. Rien d'exceptionnel au demeurant, les monstres et le surnaturel au cinéma étant une chose bien banale, pas plus exceptionnelle que le synopsis tout aussi classique. Une gentille petite famille emménage dans une maison qui 14 mois plus tôt avait été le théâtre d'un sextuple homicide, et subit d'étranges événements. Bref tout ceci aurait basculé dans l'oubli général – ou n'aurait peut être même pas existé du tout - s'il n'était pas estampillé "Histoire vraie". Une vérité à prendre avec des pincettes néanmoins lorsque l'on clame haut et fort l'existence d'évènements qui n'en ont sans doute pas et dont la perception subjective des témoins principaux fut surtout altérée par la peur et l'ambiance angoissante de la nuit où ils ont définitivement quitté les lieux. Pour mieux comprendre comment la fameuse demeure fit couler d'avantage d'encre que de sang, nous allons revenir sur une affaire, passée inaperçue chez nous, mais ayant secoué une bonne partie de l'Amérique à la fin des années 70: The Amityville Horror!



Bouh !


Le fait divers

Terrifiant orage cette nuit de janvier 1976 à Amityville : la famille Lutz dévale les escaliers d'une maison bien trop grande pour ses cinq habitants bien décidés à quitter les lieux à peine 28 jours après leur emménagement. La tension est palpable depuis quelques jours, la famille recomposée vit au complet pour la première fois et l'entente cordiale n'est pas celle espérée. De plus, Georges Lutz s'est mis à défoncer la moitié des portes de la maison à la recherche des enfants tentant d'échapper à ce qu'ils considèrent comme étant une présence maléfique. L'orage, les éclairs, le vent pénétrant de toute part dans une maison aux portes et aux fenêtres ouvertes et éclatées, des sifflements, des sons, des voix diront certains, donnent à la maison un aspect de train fantôme et une ambiance lugubre (mais déjà malsaine de toute façon). Tout le monde est en larme et quitte les lieux en appuyant sur le champignon et laissant leur biens sur place pour ne plus jamais aller les rechercher. En regardant derrière eux l'image est terrible, et ils ne semblent pourtant ne s'en être jamais vraiment rendu compte auparavant mais les deux fenêtres de l'étage supérieur ressemblent à deux petits yeux niaiseux, et toutes lumières allumées la bâtisse semble avoir un visage de mort.


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