1. >
  2. >
  3. >
  4. >Dossier Cineastes De Notre Temps [page 1]

Dossier Cineastes De Notre Temps [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 01 décembre 2006 à 05h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h18 - 0 commentaire(s)
Cinéma et cinéastes de notre temps ou l’Art de parler de ses pairs

MK2 Editions profite des fêtes de fin d’année pour compiler en un superbe coffret dix huit documentaires de la collection Cinéastes, de notre temps, tous préalablement sortis en DVD. La démarche est appréciable quand on sait le soin apporté par l’éditeur à ses éditions mais plus encore lorsque l’on connaît l’histoire même de cette collection et de sa genèse.



Profitons donc de la sortie de ce sublime coffret pour en dire quelques mots.

« Cinéma, de notre temps, ce n’est pas de la documentation. C’est d’abord un engagement de celui qui filme, ou ça devrait l’être. » André S.Labarthe*

Durant l’année 1964, André S. Labarthe, critique émérite aux Cahiers du cinéma et Janine Bazin, l’épouse d’André Bazin, l’un des fondateurs de la revue et critique essentiel de la cinéphilie française, décident de créer pour le service de la recherche de l’ORTF, l’organisme public chargé à l’époque de l’unique chaîne de télévision publique, une série novatrice constituée de portraits de cinéastes que réaliserait la jeune génération dans la mouvance des Cahiers du Cinéma. L’ambition étant de leur permettre de rendre hommage à leurs modèles et prédécesseurs et tout autant de révéler ainsi leurs passions, leurs inspirations et d’ineffables filiations.


L’enjeu avait alors une importance conséquente dans la mesure où cette cinéphilie d’après guerre, celle de cette génération qui commençait à moderniser le cinéma et la France, ne jouissait pas des supports actuels, des facilités d’accès aux savoirs et pâtissait à plein de la rigueur et des impossibilités du temps. A titre d’exemplarité, ne faut-il pas rappeler que la seule chaîne de télévision était publique, censurée, en noir et blanc, évidemment généraliste et surtout inaccessible à la majorité. Pourtant, paradoxe de nos jours, on imaginerait mal à l’heure actuelle une semblable liberté pour une telle série.


Vos réactions


logAudience