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LE SOMMAIRE DU DOSSIER

Dossier Du Net : Les Films De Cambriolage [page 10]

Par Helljohn - publié le 06 juin 2005 à 18h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h29 - 0 commentaire(s)


Il peut arriver qu’un des voleurs gêne sans être volontairement un traître, mais simplement en commentant de graves erreurs (Heat, Un homme à respecter), en balançant ses complices sans avoir le choix (Dobermann), parce qu’il est déséquilibré (Le carnaval des truands, Killing Zoé) ou, simplement, en étant incompétent (presque toutes les comédies de cambriolage comme Bienvenue à Collinwood, Ladykillers, Les Dalton, Les fugitifs, Le pigeon…).

Dans certains cas, les ennemis s’avèrent être les victimes du cambriolage (Bernie Mac dans Bad Santa, Andy Garçia dans Ocean’s eleven, Robert Blake dans Money train, Edward Norton dans Braquage à l’italienne…). Les banquiers sont aussi quelquefois gênants (Le prix à payer, La grande attaque du train d’or, Faites sauter la banque, Piège fatal…). Les employeurs des cambrioleurs peuvent aussi être des ennemis, comme dans L’affaire Karen Mc Coy, Un homme à respecter, Braquages, Opération espadon ou 60 secondes chrono, soit parce qu’ils les obligent de force à rempiler (via le chantage ou le kidnapping), soit parce qu’ils tentent de les doubler, soit par vengeance…


John Travolta dans Opération Espadon

Assez souvent, l’un des cambrioleurs se révèlent être un psychopathe et devient un ennemi (Killing Zoé, Destination : Graceland, Le carnaval des truands, Opération espadon…). On assiste alors à un affrontement entre cambrioleurs.

Un film de cambriolage se définit donc selon ces trois critères, la cible, les voleurs et les gêneurs.

Il y a un film qui a redéfini toutes ces règles. Il s’agit de Quand la ville dort de John Huston. Ce dossier commence à partir de ce film, qui établira les règles définitives des films de cambriolage qui suivent (jusqu’à aujourd’hui). Voyons voir cela à travers ma critique de la référence du film de casse.



Quand la ville dort (Asphalt Jungle, titre original bien plus évocateur) est l’un des nombreux chefs d’œuvres de John Huston. Réalisé en 1950, soit en pleine période des films noirs, Quand la ville dort est l’archétype du film de cambriolage : dès sa sortie de prison, Doc Erwin Riedenschneider, une légende du cambriolage, propose au bookmaker Cobby de s’associer avec lui pour le cambriolage d’une grande bijouterie. Mais pour réaliser ce coup, il a besoin de 50 000 $ pour les premiers frais. Un avocat criblé de dettes sert d’intermédiaire. Cobby est contacté pour le financement de l’opération. Pour le casse, Doc Rewin recrute le chauffeur Gus, tenancier bossu d’un bar qui connaît beaucoup de monde dont les deux autres recrutés, le tueur Dix Handley et le perceur de coffres Louis. S’ensuit la préparation du casse (assez rapide), le casse en question au milieu du film, puis des imprévus, des trahisons, la recherche de la police…bref, rien ne manque, mais malgré les limites et les contraintes du genre auquel il s’attaque, John Huston donne, plus encore que dans les films de cambriolage qui l’ont précédé, de l’épaisseur à ses personnages.


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