Par Stanislas Bernard - publié le 12 septembre 2007 à 00h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h17 - 0 commentaire(s)
La Vengeance dans la peau exécute un numéro d’équilibriste constant où ses défauts viennent de ses qualités, et vice et versa. Ainsi le rythme hallucinant du film à tendance à amoindrir le dernier tiers du film, car aucune montée en puissance se fait alors ressentir. Pas de crescendo dans un film allant constamment à 200 à l’heure. Le final du film à New York peine à rivaliser avec l’incroyable poursuite dans Tanger qui clos le deuxième tiers du film, et n’offre que peu de révélation sur le passé de Jason Bourne. Pourtant on reste scotché devant cette quête d’identité et d’humanité où le héros découvre qu’il n’avait rien d’humain et qu’il était plus proche de la machine à tuer sans aucun libre arbitre. La Vengeance dans la peau se conclue sur cette reconquête de l’humanité d’un Jason Bourne devenu à son tour chasseur.


Paul Greengrass boucle habilement la saga Bourne avec une résurgence visuelle évoquant l’ouverture de La Mémoire dans la peau. Mais au vu du succès phénoménal outre atlantique, cette saga est très certainement bouclée que provisoirement. En quelques années Jason Bourne est devenu un personnage emblématique du film d’espionnage. Et comme une preuve de ses innombrables qualités, la saga Bourne fut pour ainsi dire anoblie par la concurrence en servant d’influence principal pour Casino Royale dans sa volonté de renouveau de la franchise Bond, tendant aussi vers plus de réalisme et de brutalité. Les tensions entre la CIA et le MI6 ne sont alors pas prêtes de s’assagir, et ce pour notre plus grand plaisir.
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