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Dossier : Le Foot Au Cinema [page 3]

Par Laurent Tity - publié le 25 mai 2006 à 11h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h56 - 0 commentaire(s)
Dans le genre conte de fées, le cinéma africain s’était déjà essayé au football en 1984 avec le touchant Ballon d’or (équivalent de la Palme d’or pour un joueur) de Cheik Doukouré.
Mais il n’y a pas que des contes enchantés qui parlent de football. Le cinéma accouche également parfois de pétages de plomb jubilatoires, dont le meilleur exemple se nomme Shaolin Soccer (2001), de l’allumé Stephen Chow. 7,7M$ de recettes rien qu’à Hong Kong, et surtout des tonnes de rires. Stephen Chow crée un mélange improbable entre football et kung fu. Les scènes burlesques, où le ridicule côtoie en permanence le sport, s’enchaînent à un rythme effréné pour le plus grand bonheur du spectateur.



Dans un style beaucoup plus sobre, Carton jaune (1997), réalisé par David Evans, explique comment le foot peut donner lieu à des situations cocasses dans la vie des couples. Avant tout un hymne à l’amour, qui explique que la passion pour un sport ne doit pas laisser passer à côté du bonheur.
Au football, deux cartons jaunes entraînent un carton rouge. Et Carton rouge, c’est le titre du film de Barry Skolnick sorti en 2002. Si l’histoire présente l’opposition classique entre prisonniers et gardiens dans une prison, opposition qui se matérialise sous les traits d’un match de foot évidemment, Carton rouge vaut surtout pour le plaisir de voir Jason « le transporteur » Statham à l’affiche.

CONCLUSION

Les raisons de l’amour du cinéma pour le football sont nombreuses. L’une des plus importantes étant que le sport en général, et le foot en particulier, permet d’illustrer tous les propos : la fraternisation comme la haine, la rivalité comme l’altruisme, le sujet peut être léger comme grave. Le football n’est autre que le sport le plus représenté au cinéma après la boxe, et ce n’est pas un hasard. Comme pour dire merci, certains joueurs se tournent même vers le métier d’acteur à l’occasion, Eric Cantona en étant l’exemple le plus abouti.



D’autres ramifications se créeront sans doute avec le nouveau phénomène de starification des joueurs, qui a commencé en France avec la victoire en coupe du monde (1998). Tant que le foot conservera son pouvoir universel, donc humanitaire, les connections avec le septième art se feront toujours. Le ballon continuera de tourner, et les caméras avec.
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