Par Cédric Muffat - publié le 07 septembre 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h49 - 0 commentaire(s)
Un film ? Non, plusieurs...

C'est là toute la difficulté de traiter de films d'espionnages se voulant crédibles : bien souvent, la première chose que les réalisateurs font sauter pour "manque de sérieux", ce sont ces fameux gadgets. Et on les comprend : le nombre de gadgets présents dans un film d'espionnage est considéré, aujourd'hui plus que jamais, comme un excellent thermomètre de leur niveau de réalisme. Pas évident donc de trouver un film d'espionnage autre qu'un James Bond où les gadgets jouent un rôle prépondérant. En revanche, on peut pointer du doigt l'utilisation sporadique d'un gadget par-ci par-là, pour faire bonne mesure, et jamais rien de très voyant.



Laissons l'honneur d'ouvrir le bal à notre cher Jason Bourne : le premier film, et toute la trilogie, ne démarrent-ils pas par la découverte d'un pointeur laser greffé sous la peau de notre agent, qui le mènera dans une banque zurichoise et déclenchera la suite d'évènements que l'on sait dans La Mémoire dans la peau (Doug Liman, 2002)? Quant au fameux rouleau de microfilms, il joue un rôle dans plus d'un métrage. L'Affaire Cicéron est bien sûr le premier qui vient en tête, mais on en trouve également la trace argentique dans Le port de la drogue (Samuel Fuller, 1953) ou La mort aux trousses (Hitchcock, 1959). Le cyanure ou autres pilules de suicide constituent également un ressort scénaristique cher aux metteurs en scène : il est évoqué dans Les Enchaînés d'Alfred Hitchcock, et on en trouve une version moderne dans Traqué, de William Friedkin. Même s'il ne s'agit pas d'un film d'espionnage, le cinéaste, fidèle à son goût pour l'authenticité, a fait fabriquer la réplique exacte d'un dispositif utilisé par les Forces Spéciales américaines pour tuer ou se tuer soi-même rapidement. Charmant.


un "anthentique" dispositif létal venu remplacer les capsules de cyanure pour les Forces Spéciales.


Enfin, un petit mot tout de même pour notre cher James Bond : vous pourrez trouver une réplique de la fameuse valise explosive dont on parlait en introduction dans Bons baisers de Russie (1963, Terence Young), l'un de ses films les plus réalistes. Comme quoi...


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