La cavitationPhénomène hydrodynamique conduisant à la formation de bulles d'air le long des pales de l'hélice mais aussi le long de la coque lors de la propulsion. Le bruit qui en résulte est le pire ennemi des sous-mariniers, puisqu'il trahit leur position.
Sur la profondeur d'écrasement"
Crush depth" en anglais. La profondeur précise, variant bien sûr en fonction du modèle du sous-marin, à laquelle la pression de l'eau devient trop importante pour la coque intérieure, jusqu'à ce que cette dernière implose avec les conséquences que l'on imagine.
Vous vous êtes peut-être déjà demandé, à juste titre, pourquoi cette profondeur paraissait si peu importante pour les sous-marins militaires (guerre plus de 250 mètres pour les sous-marins diesels de 40-45; environ 1000 mètres pour les sous-marins nucléaires aujourd'hui), alors que l'homme possède la technologie nécessaire pour atteindre le point le plus bas des océans et en revenir sans encombres depuis 1960 (le bathyscaphe
Trieste, dans la fosse des Mariannes, à 10 916 mètres). La réponse à cette question se trouve dans les limites actuelles de la technologie aussi bien que dans le type d'utilisation qui en est fait. Pour atteindre des profondeurs abyssales, un bathyscaphe doit en effet maintenir une pression atmosphérique très importante dans l'habitacle afin d'équilibrer la pression intérieure et extérieure. (Pression mesurée en "atmosphères". Une atmosphère est égale à la pression barométrique régnant à la surface de la mer, deux atmosphères égalent deux fois cette pression, etc.) Mais comme chacun sait, respirer de l'air comprimé soumet le corps humain à rude épreuve, et de très longs paliers de décompression sont nécessaires pour remonter à la surface et revenir à une pression normale, sans quoi des bulles d'air se forment dans le sang et provoquent dans les cas les plus graves la mort par embolie cérébrale.
Le Trieste, premier -et seul à ce jour- bathyscaphe à avoir atteint le point le plus bas des océans.Un sous-marin d'attaque ne peut pas se permettre le luxe de ces paliers de décompression. Il doit pouvoir sonder et remonter à la surface très rapidement, dans l'espace de quelques minutes et parfois plusieurs fois d'affilée. Il est donc nécessaire de maintenir à l'intérieur du bâtiment une pression égale à celle de la surface (une atmosphère). Ceci disqualifie d'office les sous-marins militaires pour les très grandes profondeurs, la solidité de la coque ne suffisant pas à elle seule à assurer la plongée au-delà d'une certaine limite. Mais l'évolution des technologies tend à repousser cette limite toujours plus loin. Où cela s'arrêtera-t-il? Cette information est certainement classée "secret-défense".