Jason Statham dans le Transporteur : Le mieux fringué !Luc Besson a parfaitement trouvé son cœur de cible parmi le public et semble vraiment l'assumer. Le consommateur : l'ado un peu tardé, dopé aux derniers mouvements rap pensant que les chichis et les blabla de plus de 30 secondes à l'écran se fondent dans un charabia d'auteur. Evidemment, on restera toujours un peu perplexe, mais entre les vannes anti-flics prônant également l'apologie du chichon d'un côté, et les combats décérébrés de l'autre rendant involontairement honneur aux nanars des années 80, on a choisi notre camp. D'autant plus que dans le genre, les deux opus du
Transporteur se montrent bien moins honteux qu'on aurait pu l'imaginer et offrent leur lot de bourre-pif délirant. Mais le plus, le vrai plus de l'affaire, c'est bien évidemment l'ami Jason Statham dévoilant d'une part une performance physique ahurissante, mais surtout un capital sympathie immédiat. Etre sapé comme l'agent secret de sa Majesté ne l'empêche pas de bander ses muscles et de fracasser des clients de salles de muscu à tour de bras. On retiendra entre autres ses petits pas de danse sur une flaque d'huile avec des pédales de VTT accrochées à ses pieds pour éviter de glisser. Comme il le démontrera également dans le second film et dans le récent
Crank, Jason est effectivement ce qui se fait de mieux dans le genre aujourd'hui…
The Rock dans Tolerance Zéro : le renouveau du bourrin !Catcheur rompu à l’exercice, Dwayne Johnson dit "The Rock" décide de se frotter au cinéma d’action. Problème : Quel genre de film pourrait convenir à ce beau bébé musclé décidé à mettre Hollywood à genoux ? Après un piètre
Retour de la Momie dans lequel il aura le meilleur rôle, The Rock réclame un film à sa (dé)mesure pour se forger une réputation. L’OVNI va s’appeler
Tolérance Zéro. Puisant ses racines dans le meilleur des années 80, le film tente de renouer avec la période dorée des Schwarzenegger les plus bourrins. Directement inspiré de
Commando et du
Contrat, le gouverneur de Californie a enfin trouvé son digne successeur.
D’une durée très courte, mais suffisante pour péter un max de gueules et de décors,
Tolérance zéro (dur de ne pas sourire en mentionnant le titre) oppose un gentil shérif d’une bourgade bien tranquille ("on n’aime pas trop les gens comme vous par chez nous") à une horde de méchants tout droit sortis du meilleur épisode de
Walker Texas rangers. Dans la bonne tradition des années 80, The Rock va refaire le portrait, façon Maison et Travaux, de tous les méchants du coin. Pour le plus grand plaisir des nostalgiques, le héros rentre dans le lard, frappe et flingue tout le monde, alignant les cadavres sous couvert d’une bonne morale bien nauséabonde, vantant l’auto défense et la Vendetta. Mais ne rentrons pas dans la polémique, il faut prendre le plaisir là où il est et ce
Tolérance Zéro reste un vrai bon moment de franche rigolade à déguster devant une bonne bière. The Rock est incontestablement devenu le nouveau Big Man des années 2000 avec ce côté "je m'enfoutiste" typiquement année 80.
Dossier rédigé par Arnaud Mangin et Maxime Trouvé