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Dossier : Les Neuf Vies Du Chat Potte [page 1]

Par Jean-Philippe Guerand - publié le 05 juin 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h41 - 0 commentaire(s)
Il était une fois un chat roux coiffé d’un chapeau de mousquetaire, épée pendouillant lâchement à la ceinture, qui se prenait pour un chevalier sans peur et sans reproche et frémissait jusqu’au bout des moustaches à la seule évocation de ses exploits… Le Chat Potté a crevé l’écran pour la première fois dans Shrek 2. Ce matou bagarreur et arrogant s’y exprimait par la voix d’un séducteur, un vrai, Antonio Banderas, relayé dans la version française par Boris Rehlinger. L’acteur espagnol ne s’y est d’ailleurs pas trompé en déclarant de cette expérience : « Je me sens chez moi dans ce petit groupe où ma relation à l’Âne est basée sur une compétition espiègle teintée d’affection. » Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, dans Shrek le troisième, revoilà le minet mignon faisant patte douce pour mieux envoûter ses compagnons partis en quête d’un souverain digne de coiffer la couronne du Royaume Fort Fort Lointain.


Un chat sous influences

Il y a à la fois de la bonhomie rassurante de Garfield (dont le Chat Potté reprenait d’ailleurs l’une des répliques cultes, « Je hais les lundis » dès sa première apparition à l’écran), du chat de Cheshire d’Alice au pays des merveilles, de l’espion aux pattes de velours et même une pointe d’Indiana Jones (quand il récupère son chapeau dans une scène de Shrek 2) voire de… Jennifer Beals dans Flashdance chez ce félin félon qui a été inspiré au réalisateur Andrew Adamson, par l’un de ses contes de fées favoris, “Le Chat Botté”. Pourtant, là où son prédécesseur manipulait l’ogre pour qu’il se change en souris et devienne facile à avaler tout cru, le matou matois joue sur la carte sensible auprès de Shrek avant de rallier sa cause et de devenir l'un de ses plus fidèles soutiens. Quand il ronronne sur un tempo rassurant, c’est pour mieux griffer ses adversaires pris au piège de sa séduction et il est aussi prompt à sortir ses griffes qu’à faire le gros dos. Chacune de ses mimiques est un piège tendu à celui qui y succombe. Mais gare à celui qui s’y laisse prendre. Ce chat peut en cacher bien d'autres.


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