Par La Rédaction - publié le 28 novembre 2007 à 04h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h29 - 0 commentaire(s)


Dès les premières images, le terrain est connu : mêmes acteurs, mêmes décors, même photographie, et même structure narrative avec en voix-off les écrits de Bridget dans son journal. Tout est là pour recréer le charme du premier épisode. Tout, sauf le scénario et la réalisatrice (qui a changé d'un film à l'autre - on se demande pourquoi). Reprenant des situations analogues au premier épisode, cet Age de Raison tente de recréer la magie qui nous avait tant séduit. La mission n'est accomplie qu'à moitié, puisque le film se laisse parfaitement regarder mais finalement dans une indifférence assez problématique... Bridget descendait une rampe de pompier dans le premier ? Ici, elle saute en parachute. Une des meilleures scènes du film consistant en la bagarre Colin Firth/Hugh Grant ? Qu'à cela ne tienne, on remet ça ici ! Et ainsi de suite pour bon nombres de concepts semblant avoir été copiés non sans en changer un peu l'emballage. Malheureusement c'est toujours le fond qui compte. Et la mise bout à bout de ces idées ne suffit pas à construire la suite espérée.


Renée Zellweger dans BRIDGET JONES : L'AGE DE RAISON

Si les acteurs demeurent dans l'absolu "parfaits", de Renée Zellweger à Colin Firth, en passant évidemment par Hugh Grant, qui définitivement brille lorsqu'il joue le rôle d'un salopard, leurs prestations n'ont en somme rien de surprenant, et leurs rôles réduits aux traits les plus simples. Le scénario semble s'interdire d'approfondir des personnages pourtant richement développés dans le premier opus, entraînant une impression de surplace un peu gênante, se réfugiant dans les secondaires comme les amis de Bridget, ici surexploités vainement.
Mais là où le scénario s'embourbe dans un grand n'importe quoi, arrive lorsque l'action bascule en Thaïlande, alors que Bridget accompagne son potentiel amant Daniel Cleaver (Hugh Grant). Si leur tentative d'amourette se poursuit dans des méandres de prévisibilité insoupçonnés, débute une histoire fumeuse de trafic de cocaïne, prétexte scénaristique opportuniste vite expédié aboutissant à la détention de Bridget dans une prison pour femmes thaïlandaises. Ouf ! Les clichés s'accumulent alors à la vitesse de la lumière pour nous dépeindre une vision caricaturale à l'extrême et presque énervante de la faune locale, où toutes les thaïlandaises sont belles, jeunes et se prostituent. Quant à l'issue de ce passage, représentant tout de même un bon quart du film, il n'a pour but que d'amener à la conclusion du film.


Renée Zellweger et Colin Firth dans BRIDGET JONES : L'AGE DE RAISON

Faut-il brûler Bridget ?

Souffrant d'un scénario trop vite expédié, sur des bases fragiles et s'essoufflant totalement, Bridget Jones : L'âge de raison se range simplement dans la catégorie des comédies romantiques anodines et sans originalité telles que l'on en voit en grand nombre chaque année., à mille lieux de la fraîcheur du premier Journal et des comédies anglaises dont on se délecte sans se lasser (Love Actually, 4 Mariages et un enterrement, Pour un Garçon, ...). Les amateurs peu regardants s'y retrouveront. Les autres, sans pour autant s'être ennuyés, remâcheront en sortant de la salle que "les suites, c'est forcément décevant".


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