Par La Rédaction - publié le 11 décembre 2007 à 22h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h32 - 0 commentaire(s)
Suite au récent dossier concocté par la rédaction sur "les suites ratées", il n'eut pas été sport d'ignorer tous les films qui nous font tout de même encore croire au talent, à l'originalité, bref, à la magie du cinéma. Les rédacteurs se sont donc cette fois-ci mobilisés pour dresser un portrait du cinéma sous son meilleur jour : les suites réussies. Parce qu'un dossier consacré aux "suites" se devait lui-même d'avoir une suite, voici les plus beaux spécimens du genre sélectionnés par la rédaction.



TERMINATOR 2

Suite du chef d'oeuvre de SF signé James Cameron et sorti en 1984 sur les écrans, Terminator 2 restera de l'avis d'un bon nombre de spectateurs comme LE film d'action révolutionnaire des années 90. Cameron reprend dans les grandes lignes la trame d'un premier opus (en gros, un méchant cyborg venu du futur qui veut tuer un Connor, qui sera protégé par une autre entité venue elle aussi du future) et nous offre le survival technologique d'action le plus marquant de l'histoire du cinéma. Les ingrédients du succès, on les connaît tous : un héros quasi mythologique en la personne du T800 incarné par Shwarzy, un méchant terrifiant par sa résistance et son regard glacé, des scènes d'action d'anthologie (une course poursuite entre un camion et une moto qui en 16 ans après n'a pas pris une ride... l'absence de 3D sûrement), un "hasta la vista baby" mémorable, des lunettes de soleil et un fusil à pompe gravés dans l'histoire, une scène d'intro qui en 2 minutes enterre tous les autres films post-apocalyptique jamais tournés et surtout une avancée technologique impressionnante, T2 étant le premier film de l'histoire du cinéma à utiliser le principe de morphing 3D (les premiers êtres numériques étant apparus dans Young Sherlock Holmes et dans Abyss, ce dernier étant signé du même Cameron, et le premier morphing 2D dans Willow) signé des génies d'ILM et de leur "papa" Denis Murren. On ne saurait aujourd'hui quoi rajouter à tout ce qui a pu être dit sur ce film, si ce n'est une surenchère d'adjectifs tous plus dithyrambiques les uns que les autres. Pour faire simple, on pourrait juste insister sur le fait que sans T2, le cinéma ne serait pas le même aujourd'hui. Merci James.
PD



SPIDER-MAN 2

Avec Spider-man premier du nom, Sam Raimi redonnait un formidable coup de frais au genre du film de super héros tout en le transcendant avec brio. Ludique, rythmé, drôle et touchant, le film dressait une parabole intelligente et originale sur le (toujours difficile) passage de l'adolescence à l'âge adulte, à travers le personnage très humain de Peter Parker. A l'issue de ce premier volet, la question qui se profilait était la suivante : devenir quelqu'un de "spécial", est-ce une chance ou une malédiction ? Spider-man 2 va beaucoup plus loin en tentant de répondre à cette épineuse question. Qui dit "suite", dit "plus". Celle-ci dit tout simplement "mieux". Les personnages y sont mieux pensés, mieux explorés, l'action y est mieux dosée et, surtout, comme dans toute excellente suite qui se respecte, la tension va crescendo pour exploser dans la dernière demi-heure (l'incroyable morceau de bravoure du train) et nous abandonner dans un état de fébrilité insoutenable en attendant la suite... Formidablement réalisé et interprété (mention une fois de plus à Tobey Maguire), Spider-man 2 est un film poignant qui traite avec une rare délicatesse de la marginalisation envisagée comme unique échappatoire à une situation ingérable, et des souffrances sans fin qu'elle entraîne forcément. Plus fort que le commun des mortels lorsqu'il est revêtu de son costume mais plus maladroit que la plupart des gens quand il s'agit de mener sa barque au quotidien, Peter n'est à l'aise nulle part et finit par en perdre ses ailes. Merveilleux. Autant dire qu'il y a intérêt à ce que le troisième volet tienne ses promesses...
CL


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